VOTE | 491 fans

#401 : L'heure la plus sombre, 1ère partie

Morgane a non seulement survécu mais elle est plus puissante que jamais et bien décidée à assouvir sa vengeance. La sorcière rend visite à la Cailleach, Gardienne du Monde des Esprits...

Popularité


5 - 2 votes

Titre VO
The Darkest Hour: Part One

Titre VF
L'heure la plus sombre, 1ère partie

Première diffusion
01.10.2011

Première diffusion en France
02.03.2012

Vidéos

401 - Scènes coupées

401 - Scènes coupées

  

Merlin: The Darkest Hour (Part 1) - Series 4 Episode 1 preview - BBC One

Merlin: The Darkest Hour (Part 1) - Series 4 Episode 1 preview - BBC One

  

Photos promo

Plus de détails

Dans une plaine semi-désertique, une patrouille de Camelot menée par Léon et Elyan intercepte une femme tout de noir vêtue qui tire une charrette. Interrogée sur sa destination, elle affirme se rendre à la Mer de Meredor. La voyageuse se retourne et Léon, stupéfait, reconnaît Morgane. La sorcière tend sa main vers les chevaliers et les repoussent violemment grâce à un puissant sortilège. Ils sont décimés. La jeune femme revient vers la charrette et soulève la bâche qui la recouvre. Installée sommairement sur des sacs, Morgause, affaiblie et défigurée, demande à sa sœur de se hâter.

La Cité de Camelot est en effervescence, des domestiques traversent rapidement les corridors et on s'affaire dans les cuisines. Merlin vient récupérer une chemise pour le Prince Arthur et découvre Gwaine et Perceval, hilares, en train de dérober de la nourriture depuis une trappe située au plafond des cuisines. Il leur donne un discret coup de main en souriant avant de sortir. Dans un couloir, il se heurte à un serviteur qui portait une carafe de vin rouge. La chemise blanche d'Arthur est toute tâchée et Merlin est catastrophé. Il croise alors Lancelot qui, avec un sourire entendu, lui dit qu'il doit bien avoir une solution pour réparer cette maladresse. Merlin utilise alors discrètement ses pouvoirs pour réparer les dégâts.

Merlin rejoint ensuite Arthur dans ses appartements. Il le trouve attablé à son bureau, en train de peiner pour écrire un discours. Serviteur dévoué, le jeune magicien lui tend un parchemin. Le Prince prend connaissance du texte écrit par Merlin pendant la nuit et acquiesce. Même si intérieurement il est impressionné, il ne peut s'empêcher de dire que le discours a besoin d'être perfectionné.

Morgane et Morgause arrivent en vue d'une île. Elles remettent une pièce à un passeur qui accepte de les conduire dans sa barque jusqu'à leur destination.

A Camelot, Guenièvre prend soin du Roi Uther. Prostré, le souverain n'est plus que l'ombre de lui-même. Installé dans un fauteuil près d'une fenêtre, il a le regard vide et reste désespérément silencieux. La trahison de Morgane survenue il y a un an de cela, a brisé le Roi de Camelot. Gaius remercie la jeune femme pour son dévouement et elle lui répond que c'est uniquement pour Arthur qu'elle prend soin d'Uther.

Elyan et Léon sont de retour dans la Citadelle. Ils font leur rapport à Arthur : ils l'informent de la mort de deux chevaliers et ils lui apprennent que Morgane est devenue très puissante. Sir Léon pense que la jeune femme n'était pas seule et Arthur en déduit rapidement que Morgause est encore en vie. Avant de quitter la pièce, le Prince remercie pour son aide au cours des derniers mois un homme d'âge mûr qui a assisté à l'entretien : Agravain, son oncle. Celui-ci l'assure de son soutien et lui rappelle qu'il s'est engagé auprès de sa défunte sœur, Ygraine la mère d'Arthur, a toujours veiller sur lui.

Alors que Morgane et Morgause accostent sur l'île, un banquet est donné à Camelot. Ce soir, on fête Samhain, une célébration en l'honneur des personnes disparues. Les deux sœurs progressent lentement au milieu des ruines et Morgause rappelle à sa cadette ce dont elles sont convenues. Cette nuit, le voile qui séparent les deux mondes est très fin et c'est le moment idéal pour faire un rituel qui permettra à Morgause, terriblement affaiblie, d'offrir un dernier cadeau à sa sœur. Morgane est anéantie mais elle consent à obéir à son aînée : elle sacrifie Morgause sur un autel au milieu des ruines. Le sortilège est très puissant et Morgane perd connaissance pendant qu'à Camelot Merlin blêmit et commence à vaciller. Au centre de la Grande Salle, une veille femme s'avance vers lui. Il est le seul à la voir et elle le regarde fixement en l'appelant à trois reprises Emrys. Le jeune magicien s'évanouit et Lancelot s'élance aussitôt vers lui.

Quand Morgane revient à elle, elle se retrouve face à la même vieille femme que celle qui est apparue à Merlin. Celle-ci se présente sous le nom de Cailleach, la Gardienne du Monde des Esprits. Morgane est effrayée, entourée par les cris stridents de ceux qui sont morts. Cailleach lui explique qu'elle a raison d'avoir peur car ses ennemis la maudiront à jamais pour toute la destruction que le Dorocha va apporter. Elle lui révèle aussi que sur son chemin se trouve Emrys, qui est à la fois sa destinée et sa perte.

A Camelot, Merlin reprend connaissance. Il explique à Gaius qui se trouve à son chevet ce qui s'est passé dans la Grande Salle et lui décrit la femme qui lui est apparue. Inquiet, le vieux médecin lui explique qu'il a vu la Gardienne du Monde des Esprits.

Le lendemain matin, Merlin entre dans les appartements d'Arthur pour le réveiller. Le Prince n'a pas le temps de se prélasser au lit, Léon entre à son tour dans la pièce et l'informe qu'il est attendu dans la Chambre du Conseil. Arthur s'y rend et se trouve face à Drea, une jeune villageoise terrifiée et visiblement traumatisée. Elle explique que son village a été attaqué par quelque chose d'effrayant qui n'avait pas de visage et que nul n'a pu survivre. Arthur décide de partir sur place accompagné de ses chevaliers.

Ils arrivent dans le village où tout est anormalement désert et silencieux. Avec prudence, ils inspectent les maisons, et Elyan découvre des corps mystérieusement congelés. Merlin s'est un peu éloigné, seul, pour poursuivre l'inspection du village. Il utilise sa magie pour faire apparaître une petite boule de lumière dans sa main et s'éclairer. Bientôt, la lueur magique s'éteint et il perçoit des cris stridents. Une forme fantomatique vaporeuse effrayante fonce sur lui et Merlin tente d'utiliser sa magie mais en elle ne fonctionne pas ! Il ne doit son salut qu'à l'intervention de Lancelot qui vient se placer avec une torche entre lui et le Dorocha. Arthur ordonne au petit groupe de regagner la Cité.

Le Dorocha a déjà causé de nombreuses pertes à Camelot. Gwen, elle-même a pu l'apercevoir dans un couloir juste avant qu'un chevalier se fasse tuer. De retour au château, Merlin confie à Gaius qu'il n'a jamais été aussi effrayé, sa magie est totalement impuissante.
Arthur prend conseil auprès du vieux médecin pour savoir comment vaincre les créatures qui attaquent Camelot. Gaius lui explique qu'elles ont été libérées grâce à un rituel de l'Ancienne Religion qui comprend un sacrifice. Aucun mortel n'a jamais survécu au toucher d'un Dorocha. Le Prince comprend que Morgane est derrière tout ça.

Le soir venu, la tension est à son comble dans la Cité, et Arthur s'ouvre à Merlin en lui avouant que lui aussi a peur. Pendant ce temps, les chevaliers patrouillent dans la Ville Basse en portant des torches, seul moyen pour repousser les Dorochas. Perceval s'attarde derrière ses compagnons, intrigué par un bruit. Il découvre trois jeunes enfants cachés derrière des tonneaux. La patrouille est déjà trop loin pour la rappeler, il abandonne sa torche pour pouvoir porter les trois enfants et s'enfonce dans la ville pour leur trouver un abri. Attaqué par le Dorocha, il doit la vie à l'intervention d'Elyan qui s'interpose avec sa torche.

Le lendemain, les réfugiés affluent dans la Cité, venant chercher protection. Agravain explique que cette situation ne peut pas durer et qu'il faut trouver un moyen de vaincre les créatures. Arthur se tourne vers Gaius qui lui explique qu'on ne peut pas les vaincre avec des épées ou des flèches. Le seul moyen est de se rendre sur l'Ile des Bienheureux et de réparer le voile de séparation entre les deux mondes qui a été déchiré. L'autre condition est de faire un sacrifice, comme il y en a eu un pour créer la faille. Arthur décide de prendre la route sans délai et de se sacrifier pour épargner le peuple de Camelot.

A la nuit tombée, Agravain s'éloigne à cheval de la Cité et retrouve Morgane dans une vieille cabane. Il lui apporte les nouvelles du bon déroulement de son plan et se réjouit de sa prochaine victoire : Arthur compte se sacrifier et elle va pouvoir monter sur le trône. Cette annonce ne remplit pas totalement de joie la jeune femme, et l'oncle d'Arthur l'interroge sur les raisons de son trouble. Elle lui parle de ce qu'a dit Cailleach à propos d'Emrys.

Au petit matin, Arthur vient faire ses adieux à son père, toujours prostré dans ses appartements. Bouleversé, les yeux humides, le Prince souffre de voir Uther autant diminué. Alors qu'il va s'éloigner, son père lui attrape le bras et le supplie de ne pas l'abandonner. Arthur s'éloigne, le cœur brisé, il a une mission à accomplir qui ne peut pas attendre.
A l'entrée de la pièce, il croise Gwen qui lui demande de ne pas partir, elle est folle d'inquiétude pour lui. La décision d'Arthur est prise, il lui rappelle leur premier baiser pour voir naitre un sourire sur ses lèvres et part avec cette image. Il fait ensuite ses adieux à son oncle et lui remet le sceau royal, lui assurant qu'il est la seule personne en qui il a confiance. Le Prince lui demande de monter sur le trône pour le bien de Camelot dans le cas où Uther viendrait à mourir.

Merlin prépare ses bagages et confie à Gaius que sa destinée est de protéger Arthur, et donc qu'il a l'intention de se sacrifier à sa place. Le vieil homme est bouleversé.

Devant le château, les chevaliers s'équipent pour accompagner Arthur dans sa périlleuse expédition. Gwen s'approche de Lancelot et lui demande de veiller sur Arthur et de le ramener sain et sauf. Il s'engage sur sa vie à le faire.

Alors que le petit groupe mené par Arthur chevauche, Morgane a une terrible vision qui la bouleverse. Des centaines de morts jonchent le sol du Royaume quand soudain, un vieil homme avec une barbe blanche se dresse devant elle en s'appuyant sur son bâton. Elle tend la main vers lui et le supplie : « Aide-moi Emrys, s'il te plait ! » mais il lui répond froidement : « C'est vraiment ce que tu voulais Morgane ? ».

Arthur et ses chevaliers sont arrivés sur place à la nuit tombée, accueillis par des cris stridents. Ils rassemblent autant de bois qu'ils peuvent et font un feu au centre des ruines afin de tenir éloigner le Dorocha. Perceval fait remarquer que ce qu'ils ont eu le temps de ramasser ne permettra pas de tenir toute la nuit. Plus tard, quand Gwaine jette leur dernier morceau de bois dans le feu, il suggère que quelqu'un aille en rechercher. Arthur se porte volontaire et Merlin décide de l'accompagner. Les deux jeunes hommes se font attaquer et leur torche s'éteint. Ils se réfugient dans les ruines et s'enferment dans une pièce. Inquiets de ne pas les voir revenir, les chevaliers décident de partir à leur recherche munis de la dernière torche.

Frigorifiés et pris au piège, Arthur et Merlin commencent à discuter, ils conviennent tous deux qu'ils auraient pu être bon amis, et alors que le Prince commence à douter de l'issue de leur mésaventure, c'est son serviteur qui lui remonte le moral, l'assurant qu'ils vaincront... ensemble ! Arthur apprécie sa loyauté. L'aube approche, et le Dorocha entre soudain dans la pièce où les deux jeunes hommes ont trouvé refuge. Alors qu'Arthur veut se lever pour l'affronter, Merlin le retient par la bras puis se jette face à la créature. Il est violemment projeté en arrière contre un mur. Les chevaliers font irruption dans la pièce et Lancelot fait fuir le Dorocha en l'effrayant avec sa torche. Arthur se précipite vers Merlin et le découvre congelé et les yeux fixes.

 

À suivre...

Écrit par Locksley pour Merlin HypnoSéries.

DANS LES PLAINES DE DENARIA :

Une personne tire une charrette. Une patrouille, composée de Léon, Elyan, Montaigu et Bertrand, s’approche de la charrette.

Léon : Halte ! Restez où vous êtes !

La personne qui tire la charrette s’arrête et pose la charrette.

Léon : Où allez-vous ?

??? : Vers les mers de Méridor.

Léon : Qui est dans cette charrette ?

Léon fait signe aux autres chevaliers de s’approcher. La personne qui tirait la charrette se retourne. C’est Morgane.

Léon : Dame Morgane !

Morgane fait usage de la magie pour projeter Bertrand, Montaigu et Léon à terre. Elyan dégaine son épée mais il n’a rien le temps de faire avant que Morgane le projette à terre lui aussi. Alors que tous les chevaliers sont étendus, inconscients, Morgane retourne vers la charrette et soulève le drap qui recouvre une autre personne.

Morgane : Tout va bien ?

Morgause : Oui, merci ma sœur. Mais dépêchons-nous. La nuit ne va pas tarder, et nous avons une longue route devant nous.

A ce moment, Morgause se tourne vers Morgane, on peut découvrir une grande cicatrice sur le côté droit de sa figure, causée par Merlin lors de leur dernier affrontement.    

GENERIQUE

A CAMELOT :

Merlin court dans la cour de Camelot, il passe entre des chevaliers, monte les escaliers et passe de justesse sous une guirlande.

Merlin : Désolé !

Il continue son chemin jusqu’aux cuisines. Il se fait bousculer par un homme puis une servante passe à côté de lui avec un plateau rempli de nourriture. Merlin en profite pour voler un morceau. La cuisinière le voit.

Cuisinière : Qu’est-ce que tu fais dans ma cuisine ?

Merlin : Euh… la chemise du Prince doit….

Pui il se retourne en direction de la chemise blanche.

Cuisinière : Ne touche pas à la nourriture avec tes mains sales, tu entends ?!

Merlin va décrocher la chemise. En faisant cela, il découvre un crochet. Il lève la tête pour voir d’où vient ce crochet et découvre Gauvain et Perceval. Gauvain lui fait signe de se taire. Merlin sourit et vérifie que personne ne le regarde puis il accroche un poulet au crochet. Il fait signe aux deux chevaliers de lever le crochet.

Merlin : Ohohoh !

Cuisinière : Eh !

Merlin rigole et poursuit sa route. Il évite tant bien que mal les serviteurs pour éviter de tacher la chemise toute blanche et toute propre. Mais il tourne la tête et ne voit pas un serviteur avec une cruche de vin. Ils se heurtent et la cruche se renverse sur la chemise. Merlin ramasse la chemise et regarde les dégâts.

Lancelot : Tu pourrais essayer le sel.

Lancelot arrive. Il porte des épées sur son épaule.

Merlin : Arthur va me tuer sans pitié.

Lancelot : Montre-moi  les dégâts. Lancelot regarde la chemise et sourit. Oh, tu risques d’être torturé, Merlin.

Lancelot tape sur l’épaule de Merlin et commence à s’éloigner.

Merlin : Il la veut pour ce soir.

Lancelot : Un homme qui a tes talents devrait pouvoir se débrouiller.

Lancelot prend un air de connivence. Merlin regarde aux alentours.

Merlin : Forwinoa.

Lancelot se retourne. Merlin lui montre la chemise redevenue blanche. Lancelot écarte les bras d’un air « eh ben voilà ». Puis Merlin arrive essoufflé dans la chambre d’Arthur, qui est occupé à rédiger un discours. Il est debout et porte déjà une chemise.

Merlin : Vous êtes vêtus.

Arthur : Oui Merlin, j’étais très bien sans toi.

Arthur se retourne et Merlin découvre qu’une partie de sa chemise n’est pas bien passée dans sa ceinture, dans son dos. Il rigole.

Merlin : Etes-vous sûr de cela ?

Arthur : Je te demande pardon ?

Merlin : Il se trouve que vous… Mais ce qui compte…

Arthur : Merlin, je m’efforce d’écrire un discours !

Merlin : Voulez-vous de l’aide ?

Arthur : Naann.

Merlin : Je peux déchirer cela alors ? J’ai passé la nuit à travailler dessus.

Il montre un parchemin. Arthur tend la main d’un air agacé et Merlin lui donne le parchemin. Le Prince parcourt le parchemin des yeux et est impressionné. Il renifle.

Merlin : Qu’en pensez-vous ?

Arthur : Il faut le polir.

Merlin : Très bien, Je l’ajouterai à la liste.

Arthur : Il balance sa feuille. Merlin ils ne sont pas nombreux les serviteurs qui ont la chance d’écrire le discours d’un Prince. Me dire merci tu as peur que ça ne t’étouffe ?!

Merlin prend des vêtements du Prince et s’en va en jetant un regard moqueur à Arthur, qui sourit puis balance sa plume.

DANS LA FORET :

Morgane et Morgause s’avancent vers un lac.

Morgause : L’île fortunée, Morgane.

On voit une forteresse entourée d’un lac et de brume. Morgane aide Morgause à s’avancer vers un ponton, où se trouvent un vieil homme et sa barque. Le vieillard tend la main et Morgause lui donne une pièce.

Morgause : Vous savez où nous voulons aller.

La barque, avec Morgause, Morgane et le vieil homme dedan, se met en route.

A CAMELOT, DANS LA CHAMBRE DU ROI :

Uther repose son verre sur la table en tremblant. Il est assis sur une chaise et a une couverture sur lui. Guenièvre entre dans la pièce et soupire. Elle s’approche du Roi alors qu’il se réadosse sur sa chaise.

Guenièvre : Vous ne mangez pas, Sire ? Sire ?

Uther détourne la tête. Guenièvre prend le plateau encore rempli de nourriture alors que Gaïus entre à son tour dans la chambre du Roi.

Guenièvre : Rien ne semble améliorer sa condition.

Gaïus : Cette potion n’y changera rien, mais elle lui apportera la paix de l’âme.

Guenièvre : Cela fait un an, que Morgane l’a trahi.

Gaïus : Il a eu le cœur brisé. Il a perdu le goût de vivre. Guenièvre commence à s’éloigner. Tu te joindras à nous lors des réjouissances ?

Guenièvre : J’en doute fort, je tiens à rester avec le Roi.

Gaïus : Tu prends grand soin de lui, Guenièvre.

Guenièvre : je ne le fais pas pour lui, je le fais pour Arthur.

Puis elle sortit de la chambre. Pendant ce temps, Léon et Elyan rentrent à Camelot au galop. Ils s’entretiennent avec Arthur.

Léon : Mes rapports sont véridiques, Sire. Nous avons rattrapé Morgane dans les plaines de Denaria.

Arthur : Elle était seule ?

Elyan : Sûrement pas, non.

Arthur : Elle était avec Morgause.

Elyan : Nul ne peut en être sûr.

??? : Vers où allait Morgane, le savez-vous ?

Léon : Vers les mers de Méridor.

Gaïus : Sur l’île fortunée.

??? : J’enverrai de patrouilles demain dès l’aube.

Arthur : Merci Agravain.

Léon : Sire, sachez que ses pouvoirs ont grandi. Messire Bertrand et Messire Montaigu sont morts tous les deux.

Arthur : Tenez-moi au courant de ce qu’il se passe.

Léon et Elyan s’inclinent puis sortent de la salle du Trône, suivis des autres gens présents. Seuls Arthur et Agravain restent.

Arthur : Rien pendant des mois, pourquoi maintenant ?

Agravain : Nous savions qu’elle sortirait un jour de sa tanière. Aujourd’hui, demain, quelle importance ? On ne doit pas vivre dans la peur. Le royaume de Camelot est fort. Si Morgane décidait d’agir, nous pourrons l’affronter.

Arthur : Vous avez raison, en effet. J’ignore ce que j’aurais fait, ces derniers mois, sans vous. Merci mon oncle.

Agravain : J’ai fait une promesse à votre mère, je serai toujours là pour vous.

Pendant ce temps, Morgane et Morgause arrivent à l’île fortunée, où se trouvent des vouivres. Le soir, des réjouissances ont lieu. Le Prince prononce le discours que Merlin a fait.

Arthur : Saint Noween, c’est l’époque de l’année où nous nous sentons plus proche de l’esprit de nos ancêtres, et c’est le moment de nous souvenir de ceux que nous avons perdu et d’honorer leur mémoire.

DANS L’ILE FORTUNEE :

Morgane et Morgause arrivent dans une salle où se trouve une table.

Morgause : L’heure de Saint  Noween va bientôt sonner, dépêchons-nous.

Morgane : Arrête, je t’en conjure.

Morgause : Ma sœur. N’oublies pas ce que je t’ai dit. C’est l’unique moyen. Ce que tu t’apprêtes à faire aura une influence sur tous, y compris sur toi. Mais plus important encore, cela nous permettra de mettre nos ennemis à genoux ! Tu dois être forte, n’oublies jamais cela.

En disant cela, Morgause et Morgane s’étaient avancées jusqu’à la table. Morgause tend un poignard à Morgane.

Morgause : N’aie pas peur, ma sœur.

Morgane prend le poignard, attristée, et Morgause va s’asseoir sur la table.

Morgause : Je n’ai plus rien à faire en ce monde. Je ne regrette plus rien à présent. De grâce, je veux que ma mort soit l’un des présents que je te ferai.

Morgause se laisse tomber sur la table.

A CAMELOT :

Arthur : A notre Roi.

Les cloches sonnent minuit. Tout le monde se lève.

SUR L’ILE FORTUNEE :

Morgane : Ga lele ofu suase. Penghastun befeste inpe. Li se beost tu penle onenuna. Ogone durna.

Morgane pleure et abaisse son poignard, qui tue Morgause grâce à la magie.

A CAMELOT :

Au même moment où Morgane tue Morgause, Merlin ressent un vide dans l’atmosphère.

Tout le monde, sauf Merlin : A notre Roi ! A notre Roi !

Merlin entend des voix crier. Les chevaliers trinquent. Merlin est comme pétrifié. Pendant ce temps, Morgane est projetée en arrière. Puis Merlin voit une vieille femme au milieu de la salle. Les autres continuent les réjouissances, ils ne la voient pas. La femme porte des vêtements foncés et vieux et a un bâton.

Femme : Emrys. Emrys. Emrys.

 Merlin est toujours pétrifié. Puis il laisse tomber sa cruche, ce qui lui vaut le regard de tout le monde. Puis il tombe à terre. Lancelot court vers lui, tandis qu’Arthur prend un air agacé et ne se soucie même pas de ce qui a pu lui arriver. Merlin grelotte.

SUR L’ILE FORTUNEE :

Une main effleure le visage de Morgane afin de la réveiller. Morgane se relève et aperçoit une déchirure au-dessus de la table et la même femme que Merlin a vue juste avant de s’évanouir.

Morgane : Qui êtes-vous ?

Femme : Je suis la Caellix, la gardienne du monde spirituel. Tu as déchiré le voile qui sépare les deux mondes.

Morgane regarde partout autour d’elle, affolée, elle entend des voix criers, les même que celle que Merlin avait entendues.

Caellix : Le doruka. Ce sont les voix des morts, mon enfant. Elles sont innombrables, comme eux.

Morgane continue à regarder autour d’elle, encore plus affolée.

Caellix : Tu as raison d’avoir peur. Tes ennemis vont maudire ce jour et la destruction qu’il apportera, fais preuve de prudence. Déchirer le voile qui sépare les deux mondes a engendré un nouveau monde. Tu ne seras pas seule à le traverser : celui qu’on nomme Emrys marchera dans ton ombre. Il est ton destin, mais il est aussi ta perte. Emrys.

A CAMELOT :

Merlin est allongé sur son lit par Lancelot.

Lancelot : Que s’est-il passé ?

Gaïus : Je n’en sais rien. Jamais encore je n’ai senti quelqu’un d’aussi froid.

Lancelot : Il n’est pas en danger ?

Gaïus : Pour stimuler sa circulation, j’ai besoin d’aubépine et de couvertures, beaucoup de couvertures !

Merlin continue de grelotter. Lancelot sort de la pièce pour aller chercher l’aubépine et les couvertures. A la nuit tombée, dans ses appartements, Gaïus prépare un médicament. Merlin sort de sa chambre, l’air hagard et une couverture sur le dos. Il va parler à Gaïus de sa vision.

Merlin : Quand elle a parlé, j’ai eu l’impression… que sa voix venait des entrailles de la terre. Son regard était triste, il y avait tant de peine dans ses yeux. Qui est-elle ?

Gaïus : La Caellix, la gardienne du monde spirituel.

Merlin : Pourquoi était-elle là ?

Gaïus : Elle est venue à minuit le soir de Saint Noween, à l’instant même où le voile qui sépare les mondes est le plus fin possible, cela ne peut pas être une coïncidence.

Merlin : Pourquoi suis-je le seul à l’avoir vu ?

Gaïus : Tu as un grand pouvoir, Merlin. Pour une personne qui a reçu de tels dons, ce genre de vision n’est pas rare.

Merlin : Vous faites erreur, ce n’était pas une vision. Elle avait qui j’étais : elle m’a appelé Emrys. Pourquoi ? Qu’est-ce que cela veut dire ?

Gaïus : Eh bien je l’ignore. Mais si quelqu’un a déchiré le voile qui sépare les mondes, alors que Dieu nous protège tous.

Le lendemain matin, dans la chambre d’Arthur, Merlin pose bruyamment le déjeuner du Prince sur la table.

Arthur : Mmh… Merlin !

Merlin continue à faire du bruit en ouvrant les rideaux pendant qu’Arthur s’étire.

Arthur : Merlin !

Merlin : Quoi ?

Arthur se met un oreiller sur la tête. Quelqu’un toque à la porte.

Arthur : Merlin !

Merlin : Ce n’est pas moi.

Arthur soulève l’oreiller et regarde en direction de sa porte. Léon entre précipitament dans la chambre.

Léon : Pardonnez-moi, Sire. Vous êtes attendu à la salle du Conseil, c’est une affaire de la plus grande urgence.

Arthur arrive dans la salle du Conseil. Agravain se retourne et va le voir.

Arhur : Que lui est-il arrivé ?

Agravain : Son village a été attaqué.

Arthur : Par qui ?

Agravain : Ce n’est pas très clair.

Une jeune femme se tient au milieu de tout le monde, en pleurs. Gaïus tente de la réconforter. Elle lève la tête en voyant le Prince devant elle.

Arthur : Quel est ton nom ?

Fille : Dreha.

Arthur : Dreha, je suis Arthur. Ne crains rien. Raconte-moi ce qu’il s’est passé.

Dreha : Ma mère… mon père et… ma jeune sœur ils sont…

Arthur : Calme-toi, calme-toi. Ils ont été attaqués ? Dreha acquiesce. Par qui ?

Dreha : Y avait personne, il y avait juste… des ombres.

Arthur : Tu n’as pas vu leurs visages ?

Dreha : Ils n’avaient pas de visages.

Arthur jette un regard à Gaïus. Soudain, Merlin sent une présence et entend crier derrière lui. Il se retourne mais ne voit rien.

Dreha : C’est vrai ce que je vous dis. Ils étaient là mais… ils n’étaient pas là. Ils bougeaient si vite et… et on aurait dit qu’ils n’étaient pas réels mais ils devaient l’être. J’ai entendu tout le monde hurler puis… plus rien, le silence, ils étaient… morts !

Arthur : Merci, merci Dreha.

Arthur confie Dreha, qui a repris ses sanglots, à Gaïus qui la serre dans ses bras, et se dirige vers Agravain.

Arthur : Où est ce village ?

Agravain : A Huden, c’est à l’est des montagnes blanches. C’est à une demi-journée de voyage d’ici.

Arthur : Nous partons tout de suite.

Merlin, Arthur, Agravain et quelques chevaliers sortent de la salle. Gaïus tient toujours Dreha dans ses bras. Arthur, Merlin,Perceval, Elyan, Léon, Lancelot et Gauvain quittent Camelot au galop. Dans la forêt ils marchent côte-à-côte, Merlin contre Arthur.

Arthur : Merlin, tu n’as rien emmené pour te rassurer ?

Merlin : Que voulez-vous dire ?

Arthur : Tu me rends nerveux.

Le cheval de Lancelot s’agite. Merlin sursaute.

Arthur : Ce n’est qu’un cheval.

Merlin : Peut-être qu’il sent quelque chose.

Arthur : Oui, que tu es une tête de mule.

Merlin : C’est moi qui vous l’ai dit.

Arthur : C’est vrai, tu as entièrement raison.

Les chevaliers et Merlin arrivent devant Huden. C’est désert, la seule marque de présence est de la cheminée.

Arthur : C’est trop calme.

Les chevaliers avancent prudemment dans le village, Arthur en tête. Les vêtements s’agitent dans le vent, rien ne bouge. Certains chevaliers ont dégainé leurs épées, prêts à intervenir, et regardent partout aux alentours, inquiets. La roue d’un chariot renversé tourne avec le vent. Soudain, une porte bouge. Les chevaliers s’arrêtent et la regardent, s’attendant à tout. Mais c’est une chèvre qui en sort précipitamment. Arthur se retourne pour faire comprendre aux autres de se séparer en groupes de 2. Lancelot fait signe à Merlin, qui est juste derrière lui, de venir. Elyan va avec Léon et Gauvain est avec Perceval. Lancelot et Merlin s’éloignent en direction d’une bergerie. Arthur reste seul au milieu, il surveille les alentours. Les allées sont jonchées de débris, de légumes. Soudain, on entends croquer. Les chevaliers, sauf Merlin et Lancelot, se retournent et pointent leurs épées sur Gauvain, sans le faire exprès, qui a croqué dans une pomme.

Gauvain : Désolé !

Léon : Venez !

Gauvain laisse tomber sa pomme. Tout le monde court dans la direction d’où venait le cri. Elyan et Léon sont dans une cabane. Elyan est agenouillé près d’un corps sans vie. A la vue des autres, Elyan se relève. Le corps et un homme qui a encore les yeux ouverts et le visage couvert de glace et pâle. Une femme se tient près de lui, dans le même état. En entendant crier, tout le monde se retourne, mais personne ne voit rien.

Arthur : Vous avez vu ?

Gauvain : Il est vrai que nous luttons contre des ombres !

Arthur : Suivez-moi.

Perceval et Gauvain sortent par une porte dehors, avec une torche enflammée, suivis d’Elyan, d’Arthur et de Léon. Merlin et Lancelot ont aussi une torche mais ils ne sont pas avec les autres. En arrivant près d’une étable, Merlin entend une porte claquer et décide de se séparer de Lancelot pour aller voir. L’étable est vide. Soudain, il entend du bruit derrière lui, dans un tas de foin. Il se rapproche, méfiant, mais ce sont des poules qui sortent du tas de foin et qui l’effraient. Merlin est soulagé, mais à ce moment-là il entend crier juste derrière lui. Il sent une présence, se retourne et aperçoit quelque chose de blanc se déplacer en criant. Cette chose sort par la porte. Merlin sort en courant et tente de suivre l’ombre, mais elle est trop rapide. Il arrive près de la forêt mais ne voit plus rien.

Merlin : Leot.

Une boule de lumière apparaît dans sa main, grâce à la magie. Mais il ne voit toujours rien. A ce moment-là, la boule de lumière faiblit puis s’éteint.

Merlin : Leot. Leot !

Mais la sphère ne réapparaît pas. Merlin commence à s’inquiéter. Il se retourne brusquement en entendant un cri mais rien. Les cris sont de plus en plus fréquents et de plus en plus forts. Ils viennent de tous les côtés. Une ombre sort précipitamment des arbres en criant et fonce à toute allure vers Merlin.

Merlin : Leo nu wons. Leo nu wons. Leo…

Mais ça ne marche pas. Merlin est impuissant et l’ombre se rapproche de plus en plus de lui. Lorsqu’elle est assez près, on aperçoit son visage : c’est un squelette mais on peut voire à travers. Mais une torche se dresse devant Merlin et fait fuir l’ombre. C’est Lancelot qui est arrivé juste à temps et qui agite sa torche devant Merlin pour faire reculer l’ombre.

Lancelot : Que s’est-il passé ?

Merlin : Mes pouvoirs… ils restent sans effet.

A e moment, les autres chevaliers arrivent en courant.

Perceval : Il y a quelque chose par ici.

Arthur : Vous l’avez vu ?

Lancelot : Elle s’est enfuie en voyant le feu.

Léon : Allons chercher les chevaux.

Merlin : On ne peut pas poursuivre… ou tuer cette créature.

Arthur : Allons-nous en d’ici.

Arthur tire Merlin en arrière puis les autres chevaliers retournent vers les chevaux en regardant derrière eux car les ombres continuent de crier. Ils s’en vont en courant.

A CAMELOT :

 Dans la cour, des villageois courent vers le château alors que les cloches sonnent. Dans les couloirs, Guenièvre, avec une torche, court aussi, amenant des couvertures alors que les soldats transportent sur des brancards des personnes blessées.

Agravain : Guenièvre ! Préviens Gaïus : il y a d’autres victimes à la porte ouest.

Une ombre fait exploser la fenêtre et attaque un chevalier. Guenièvre se retourne juste à temps pour voir l’ombre traverser le corps du chevalier et celui-ci tomber à terre. Elle se cache le long des parois et, lorsque l’ombre la charge, elle l’éloigne avec la torche. Puis elle s’approche du chevalier et le retourne. Il a de la glace partout sur le visage. Du côté de la morgue, Gaïus couvre les corps avec de couvertures. Merlin et les chevaliers sont rentrés et Merlin va voir Gaïus.

Merlin : Gaïus.

Gaïus : Merlin ! Tu les a vues ? Merlin fait oui de la tête. Viens, aide-moi. Apporte-moi des couvertures. Merlin reste où il est, l’air de ne pas savoir quoi faire. Merlin ?

Merlin : Mes pouvoirs n’ont aucun effet sur ces ombres. J’ai essayé. Jamais je ne me suis senti aussi impuissant, aussi vulnérable que là. Quand il est venu vers moi j’ai ressenti cette impression de vide. Je ne pouvais plus respirer. J’ai peur Gaïus !

Gaïus : Merlin. Rassures-toi : tu n’es pas responsable de ce qui nous arrive.

DANS LA CHAMBRE DU PRINCE :

Agravain : 50 personnes sont mortes, plus peut-être, dans la ville basse surtout.

Arthur : Et nous ne pouvons pas les combattre.

Agravain : Non. Nos seules armes sont des torches, et la lumière les repousse mais ne les tue pas.

Arthur : Qu’est-ce que c’est ?

Gaïus : C’est le doruka, les esprits des morts Sire. La nuit de Saint Noween, à l’époque de l’Ancienne Religion, la grande prêtresse avait coutume d’offrir une vie en sacrifice et de les relâcher.

Agravain : Mais qui ferait cela aujourd’hui ?

Gaïus : Morgane.

Arthur : Vous l’en croyez capable ?

Gaïus : Nous savons qu’elle se rendait sur l’île fortunée.

Arthur : Comment vaincre ces créatures ?

Gaïus : Je l’ignore, Sire. Nul mortel n’a survécu à leur contact à ce jour.

Le soir, Merlin allume des bougies dans la chambre du Prince lorsqu’il entend le doruka. Il se retourne et fait tomber une bougie qui roule en direction du rideau et du cri. Merlin regarde Arthur.

Merlin : J’ai cru voir une ombre.

Arthur : L’ombre d’une araignée ?!

Merlin hésite à aller ramasser la bougie. Arthur se rapproche.

Arthur : Ramasse-la.

Merlin s’accroupit mais se relève, indécis. Arthur regarde la bougie et le rideau, étonné. Il ne voit rien.

Arthur : Veux-tu que j’appelle une servante pour t’aider ?

Merlin : Il n’y a rien de drôle.

Arthur : J’y vais.

Arthur se dirige vers le rideau et sort son épée. Merlin s’inquiète. Arthur ouvre le rideau. Il n’y a rien. Merlin soupire, soulagé.

Arthur : Tu vois Merlin, j’pourrai jamais être comme toi. Je ne pourrai jamais me montrer aussi faible de caractère.

Merlin : Oh, on est vraiment différents. Je ne pourrais jamais ne pas avoir de cœur.

Arthur : Quoi ?

Merlin : Bon d’accord. De délicatesse.

Arthur : Jamais.

Merlin : Et manquer d’humour surtout.

Arthur : C’est juste parce que tu n’es pas drôle.

Arthur redonne la bougie à Merlin. A ce moment, une ombre crie juste derrière eux. Arthur se retourne.

Merlin : Vous n’avez pas peur, là ?

Arthur : Oh si, Merlin ! Peut-être plus que toi.

Dans la cour du château, les gardes allument des lanternes, dans l’espoir d’éloigner le doruka. Gaïus prépare un sac dans ses appartements. Le vent fait éteindre ses bougies. Il est inquiet mais sort de la pièce. Dans la ville basse, Léon, Perceval, Lancelot, Elyan et Gauvain patrouillent. Ils ont chacun une torche. Perceval reste en arrière. Il a entendu du bruit. Il se rapproche et les bruits se révèlent être des pleurs. Derrière un tonneau est caché un enfant.

Perceval : Eh, eh, eh ! Tout va bien. Tu n’as rien à craindre.

En se rapprochant, Perceval découvre deux autres enfants, un garçon et une fille. Au loin, le doruka crie. Le reste de la patrouille est déjà loin. Perceval hésite entre les enfants et la torche. S’il porte les enfants, il ne pourra plus tenir la torche, il sera donc impuissant face au doruka. Tant pis ! Il court pour ramener les enfants à leurs parents. Mais dans l’allée un doruka le charge. Au dernier moment, une torche l’éloigne, agitée par Elyan. Elyan, avec un enfant, et Perceval avec les deux autres arrivent dans une maison où sont regroupés des villageois qui attendaient leurs enfants. Les mères enlacent leurs petits.

Perceval : Merci !

Elyan : Je ne voulais pas que tu sois le seul à te couvrir de gloire !

Perceval sourit. Le lendemain, des villageois marchent dans la cour. Ils ont quelques sacs avec de la nourriture dedans. Ils forment une colonne pour donner leurs biens en échange de la sécurité du château. Dans la salle du Trône, Arthur assiste à cela.

Gaïus : Ils arrivent des confins du royaume, ils viennent chercher protection à Camelot.

Arthur : Et nous leur offrirons.

Agravain : On ne peut pas tous les accueillir.

Arthur : Nous devons essayer.

Agravain : Comment ? Nous ne pourrons pas vivre ainsi éternellement. Il faut trouver le moyen de vaincre ces créatures.

Gaïus : Vous pouvez certainement trouver une solution, quelque part dans vos livres. Comment les vaincre, c’est tout ce que je demande ?

Gaïus : Je crains que ce ne soient ni les épées ni les flèches qui triomphent du doruka. Si j’ai raison, si le voile qui sépare les deux mondes a été déchiré, il n’y a désormais plus qu’une solution : c’est se rendre sur l’île fortunée et le réparer.

Arthur : De quelle façon ?

Gaïus : Je n’en suis pas sûr, mais pour que la rupture ait eu lieu, il a fallu qu’une victime soit offerte en sacrifice. Il faudra donc en sacrifier une autre.

Agravain, Merlin et Gaïus se tournent vers Arthur, qui réfléchit.

Arthur : Nous allons partir avant la nuit.

Arthur commence à s’en aller. Merlin a compris ce qu’Arthur compte faire.

Gaïus : Quel être humain sera sacrifié ?

Arthur : Si le fait d’offrir ma vie épargne le peuple de Camelot, alors la sacrifier est mon devoir.

DANS LA FORET :

 Un cheval fonce à toute allure. On peut reconnaître Agravain. Il semble chercher quelque chose. Il descend de cheval puis arrive vers une maison. Il ouvre la porte et rentre. Il semble n’y avoir personne à l’intérieur. Soudain, un poignard appuie sur son dos.

Agravain : Morgane ?

Derrière Agravain se tient… Morgane.

Morgane : Monseigneur. Vous devez m’apporter d’excellentes nouvelles. Je vous écoute.

Agravain : Le royaume est à genoux !

Morgane : ironiquement. Quelle infamie !

Agravain : En effet

Morgane : Les pauvres, comment vont-ils ?

Agravain : Beaucoup meurent chaque nuit.

Morgane : Quelle honte !

Agravain : Sachez qu’Arthur veut triompher de ces créatures.

Morgane : Haha ! Redevenue sérieuse. C’est impossible.

Agravain : Il s’apprête à partir sur l’île fortunée à l’heure où nous parlons. Et si le doruka ne le tue pas en chemin, notre brave agneau a la ferme intention de s’offrir en sacrifice pour réparer le voile. Morgane semble préoccupée. Quelque chose vous préoccupe ? Morgane ?

Morgane : Ce que m’a dit la Caellix. Elle parlait d’une personne, Emrys, qui sera ma perte.

Agravain : Votre perte ? Que voulait-elle dire ?

Morgane : Je l’ignore encore.

Agravain : Morgane ! Nous devrions nous réjouir : Arthur sera mort avant la fin de la semaine. Il laissera enfin le trône de Camelot à sa légitime héritière.

Morgane a un semblant de sourire.

DANS LA CHAMBRE DU ROI :

Arthur est auprès de son père. Il lui fait ses adieux. Son père a une couverture sur le dos et ne bouge pas. Arthur est très triste, il a les larmes aux yeux.

Arthur : Je dois vous remercier pour tant de choses. J’ai tellement appris de vous. Mais l’essentiel c’est que vous m’ayez appris ce que cela impliquait d’être Prince. J’espère que cette fois vous serez fier de moi.

Guenièvre se tient près du lit du Roi. Arthur se lève. Il prend la tête de son père dans sa main et dépose un baiser sur son crâne. Guenièvre baisse la tête. Au moment de partir, Uther agrippe le bras d’Arthur, qui est surpris. Le Roi est sur le point de pleurer. Arthur, lui, pleure.

Uther : Ne pars pas.

Arthur : Père, je le dois, hélas.

Uther : De grâce.

Arthur prend la main de son père puis sèche ses larmes et s’en va. Il voit Guenièvre qui pleure.

Arthur : Promets-moi de veiller sur lui pendant mon absence.

Guenièvre : Qu’y a-t-il ? Vous n’êtes pas obligé de partir.

Arthur : Je le dois.

Guenièvre : Prenez soin de vous, Arthur, de grâce. Vous êtes précieux, pas qu’aux yeux de ce royaume.

Arthur : Souris-moi.

 Guenièvre : Je ne saurais.

Arthur : Tu n’as pas oublié, la première fois où je t’ai embrassée ? Guenièvre sourit. Voilà, c’est le souvenir que je dois emporter.

Il serre Guenièvre dans ses bras. Dans la cour, Léon, Perceval, Gauvain, Lancelot et Elyan se préparent à monter à cheval. Dans la chambre d’Agravain, Arthur parle à son oncle.

Arthur : Je vous confie cette bague. Elle porte le sceau royal. En mon absence, la responsabilité du royaume repose sur vos épaules.

Agravain : Que faire de votre père ?

Arthur : S’il venait à s’éteindre vous le remplacerez.

Agravain : Arthur…

Arthur : Vous êtes le seul en qui j’ai confiance, mon oncle.

Agravain : remettant la bague à Arthur. Je vous en supplie au nom du royaume, il doit y avoir une autre solution.

Arthur : redonnant la bague à son oncle. Ma décision est prise. Je vous suis reconnaissant d’être là.

Arthur sort de la chambre d’Agravain. Dans sa chambre, Merlin prépare ses affaires. Il part avec Arthur. Gaïus ouvre la porte et entre.

Gaïus : Merlin ? Qu’est-ce que tu fais ?

Merlin : C’est mon destin de protéger Arthur.

Gaïus : Comment ? Tes pouvoirs magiques sont sans effets contre le doruka.

Merlin : Alors je me sacrifierai simplement à sa place.

Gaïus : Nan.

Merlin : Ma vie a été exclusivement dictée par mon destin. S’il est écrit comme cela eh bien… Je n’ai pas peur. Je mourrai volontiers, Gaïus, en sachant qu’un jour, Albion vivra.

Gaïus serre Merlin dans ses bras. Dans la cour, Elyan, Perceval, Gauvain et Léon montent à cheval, pendant que Lancelot finit de préparer le sien. Guenièvre arrive et se dirige vers lui. Lancelot sourit en la voyant.

Lancelot : Guenièvre.

Guenièvre : Accordez-moi une faveur.

Lancelot : Je vous écoute.

Arthur et Merlin arrivent avec leurs chevaux.

Guenièvre : Ramenez-le à Camelot. Protégez-le, je vous prie.

Lancelot : Je le protègerai au péril de ma vie. Je vous en fais la promesse.

Guenièvre : Merci Lancelot.

Guenièvre s’en va. Dans une prairie non loin de Camelot, les chevaliers, Merlin compris, galopent côte-à-côte. Une fois dans la forêt, ils sont à la file indienne. Ils arrivent à pied près d’une grotte où ils vont passer la nuit.

Arthur : Elyan, faites boire les chevaux. Et je voudrais un volontaire pour aller chercher du bois.

Merlin : Je vais y aller.

Lancelot le voit partir et le suit. Une fois dans la forêt, loin d’Arthur, ils discutent tout en ramassant du bois.

Lancelot : Tu ne devrais pas être là. Tu as perdu tes pouvoirs.

Merlin : Ce n’est pas grave.

Lancelot : Tu n’es pas un guerrier, Merlin. Je refuse qu’il t’arrive quelque chose. Si tu pars demain matin, je te jure de protéger Arthur.

Merlin : Vous, votre devoir c’est de protéger Camelot au péril de votre vie. Eh bien le mien c’est de protéger Arthur. Je suis sûr que vous devez comprendre cela.

Lancelot : Je n’ai aucune difficulté à le faire.

Lancelot donne à Merlin le bois qu’il a ramassé. Dans sa cabane, Morgane a un cauchemard. Elle voit un corbeau noir qui s’envole d’un champ de bataille où des soldats de Camelot et d’autres soldats sont morts. Excalibur est plantée dans un corps. Emrys apparaît, triomphant.

*Morgane : Aide-moi, Emrys, je t’en conjure.

Dragoon le Grand : Est-ce vraiment cela que tu voulais, Morgane ?*

Elle se réveille en sursaut. Elle a vu Emrys, elle sait donc qui il est.

Morgane : Emrys !

Le lendemain, les chevaliers traversent un champ de corps morts.

Arthur : Nous devons atteindre Delbet avant le crépuscule.

Les chevaux prennent le trot. Ils arrivent à une forteresse au galop. C’est Delbet. La forteresse est en ruine.

Arthur : Mettez-vous deux par deux, ramassez tout le bois que vous trouverez. Allumez des feux.

Arthur est avec Elyan, Merlin avec Lancelot, Léon avec Perceval et Gauvain est tout seul. Lorsqu’ils entendent le droruka, ils se rassemblent avec le peu de bois qu’ils ont trouvé. Les cris viennent de tous les côtés. Une ombre charge du côté droit. Arthur réagit plus vite que Léon et l’éloigne avec la torche.

Arthur : Allons-y !

Perceval : Il nous faut d’avantage de bois !

Arthur : Plus vite !

Les chevaliers courent vers Lancelot et Merlin qui sont restés au lieu de rendez-vous, Arthur en dernier. Merlin essaie d’allumer un feu avec des silex, mais ça ne marche pas. Il regarde autour de lui pour s’assurer qu’à part Lancelot personne n’est là.

Merlin : Byber.

Un feu s’allume grâce à la magie. Lancelot regarde Merlin qui fait un haussement d’épaules. Lancelot sourit. Les autres reviennent et déposent le bois. Ils ont 5 torches.

Perceval : On va manquer de bois cette nuit.

Arthur : On sera protégés pendant un certain temps.

Plus tard, alors qu’il ne reste que 3 torches, les chevaliers sont confrontés à un nouveau problème.

Gauvain : La dernière bûche. On tire à la courte-paille si vous voulez, pour voir qui va aller en chercher.

Arthur : Je vais y aller.

Lancelot : Vous aurez besoin d’aide.

Merlin : Je vais l’accompagner.

Arthur : Tu es sûr d’être le plus utile ?

Merlin : plaisantant. Depuis quand savez-vous ramasser du bois ?

Arthur sourit et les chevaliers rigolent. Arthur et Merlin s’éloignent avec une torche. Lancelot est inquiet. Pendant que Merlin ramasse rapidement du bois, Arthur surveille les alentours. Soudain, une ombre attaque Merlin.

Arthur : Merlin ! Allons-y !

Arthur se jette sur Merlin et ils tombent à terre, laissant la torche qui s’éteint. Ils courent vers un endroit sûr. Ils arrivent dans une voûte et ferment la porte. Du côté du feu de camp, Lancelot fait les cent pas. Ils est inquiet pour Merlin.

Lancelot : Ils devraient être revenus maintenant.

Elyan : L’un de nous doit aller les chercher.

Gauvain : Mais il ne reste plus qu’une torche.

Lancelot : saisissant la torche. Qui m’accompagne ?

Les chevaliers dégainent leurs épées et suivent Lancelot. Pendant ce temps, Arthur et Merlin sont caché derrière un mur. Merlin regarde le bras d’Arthur qui s’est blessé en se jetant à terre. Arthur grelotte.

Merlin : Quoi ?

Arthur : Rien y fait froid.

Merlin : Euh, en effet.

Arthur : T’as pas froid toi ?

Merlin : Nan.

Arthur : Tu sais Merlin, tu es plus courageux que je le croyais.

Merlin : Oh, c’est vrai, c’est un compliment ?

Arthur : Sois pas stupide.

Merlin rigole. Pendant ce temps, les autres les cherchent. Lancelot est en tête, avec la torche. Une ombre apparaît à droite, Lancelot la chasse avec sa torche.

Arthur : J’ai affronté tant de choses, j’ai jamais eu peur de mourir.

Merlin : Je crois que vous devriez continuer.

Arthur : Tu me laisses perplexe, parfois.

Merlin : Vous ne m’avez jamais compris, Arthur.

Arthur : Nan.

Merlin : Je crois qu’on aurait été de bons amis si les choses avaient été différentes.

Arthur : Oui, c’est vrai.

Merlin : Si vous n’étiez pas aussi arrogant, aussi pontifiant et prétentieux.

Arthur : Oh ! Oh.

Merlin : On va le vaincre le doruka. On y arrivera Arthur. Tous les deux !

Arthur : Je te remercie, Merlin. Tu es un homme très courageux… quand il n’y a rien à craindre.

Merlin : Vous ignorez combien de fois je vous ai sauvé la vie !

Arthur : Quand un jour je deviendrai roi, je ferai de toi le bouffon de la cour.

Merlin rigole. Mais à ce moment-là, le doruka se fait à nouveau entendre. Les chevaliers avancent prudemment en chassant toutes les ombres qu’ils voient, doruka ou pas.

Arthur : On dit que l’heure la plus sombre est celle qui précède l’aube.

Merlin : Il fait sombre à l’heure actuelle.

Arthur : Le jour ne va pas tarder.

A ce moment, le doruka pénètre dans la pièce. Arthur se lève pour lui faire face mais Merlin le retient par le bras et se lève. Il court vers le doruka, décidé.

Arthur : Merlin ! Non !!!

Merlin saute sur le doruka. Il est violemment projeté contre le mur. Soudain, les chevaliers, ayant entendu Arthur crier, font irruption dans la pièce et Lancelot fait fuir le doruka avec la torche. Il donne la torche à Perceval pendant qu’Arthur se relève, hébété.

Lancelot : Que s’est-il passé ?

Arthur et Lancelot courent vers Merlin, étendu à terre. Arthur le retourne. Merlin a le visage figé et couvert de glace.

A SUIVRE

 

Écrit par colinou7 pour Merlin HypnoSéries.

 

[Ce script a été réalisé grâce au travail de Lika_mikala sur LJ, nous la remercions de nous avoir autorisés à reprendre son texte.
We are very grateful to Lika_mikala for allowing us to use her work. Thanks
]

 

 

Episode 4.01 – The Darkest Hour is just before the Dawn (Part One)

 

“In a land of myth and a time of magic, the destiny of a great kingdom rests on the shoulders of a young man. His name… Merlin.”

---

Plains of Denaria (day)

A cloaked figure struggles to pull a horse cart along a dusty road. Four nights approach on horseback.

Sir Leon: Halt!

The cloaked woman stops.

Sir Leon:  Stay where you are.

The woman sets down the cart handles a as the knights dismount, Sir Elyan among them.

Sir Leon: Where are you headed?...

Morgana: The Seas of Meredor.

Sir Leon: What's in the cart?...

Morgana says nothing. Sir Leon motions for the spare knights to search it and Morgana turns around.

Sir Leon: Lady Morgana.

Morgana uses magic to throw each of the knights to the ground. She looks around, pulls off her hood and pulls back a blanket in the cart.

Morgana: You’re all right?

Morgause: Yes, thank you, Sister. But we must hurry. Night is nearly upon us...

Morgause turns her face towards Morgana, revealing a hideous deformity to the right side of her face.

Morgause: … And we still have far to go.

 

--- New Opening Credits ---

 

 

Castle Square

Merlin runs through knights and servants and into the Castle. Servants are decorating the castle with vines and Merlin ducks under one of them as he bolts up the Griffin Stairway.

Merlin: Sorry.

---

Castle Kitchens

Merlin bumps into more servants and nicks some food off a passing plate. The head cook accosts him with a ladle.

Head Cook: What are you doing in my kitchen?

Merlin: Uh, the prince's shirt.

The cook motions to the line above the stove where the pots are hanging.

Head Cook: Keep your dirty fingers off my food, d’you understand?

Merlin grabs the shirt and a hook on a string drops down in front of his face. He looks up, confused. Sir Gwaine and Sir Percival are peering down at him with eager and mischievous grins. Gwaine puts a finger to his lips and Merlin laughs. Merlin attaches the hook to one of the roasting chickens and pulls on the string. The knights pull it up to them as Merlin exits hastily.

Head Cook: Oi!

---

Castle corridors

Merlin weaves through bustling servants. A servant with wine pitchers bumps into him and spills it all over Arthur's newly washed shirt. Merlin picks up the stained shirt and stares at it.

Sir Lancelot: You could try a bit of salt.

Merlin: Arthur is going to kill me.

Sir Lancelot: Let's see…

Sir Lancelot looks at the shirt.

Sir Lancelot: …You've faced far worse, Merlin.

Merlin:  He needs it for tonight.

Sir Lancelot: I'm sure a man of your talents can think of something.

Lancelot lifts his eyebrows knowingly. Lancelot keeps walking and Merlin checks to see no one's looking.

Merlin: *spell*Fordwin wamm!

Lancelot stops and turns around. Merlin shows him the clean shirt and Lancelot opens his arms as if to say "See, that was easy." The both continue on their way.

---

Arthur’s chambers

Arthur's leaning against his desk and writing, as Merlin enters with his clean white shirt.

Merlin: You’re dressed.

Arthur: Yes, Merlin. I'm not an idiot.

Arthur turns around to walk behind his desk. He didn't manage to pull his shirt all the way through his belt in the back and his skin is showing. Merlin sniggers.

Merlin:  Are you sure about that?

Arthur: I beg your pardon?

Merlin: It's just that…

Arthur: Merlin!

Merlin: But you…

Arthur: I am trying to write a speech.

Merlin: D’ you want help?

Arthur: No.

Merlin: You won't want this, then?

Merlin holds up a scroll and Arthur looks up from his desk.

Merlin: … I spent all night working on it.

Arthur takes the scroll and looks over it with exaggerated scepticism.

Merlin: … What do you think?

Arthur hands it back to Merlin.

Arthur: It needs a polish.

Merlin: I'll add it to the list.

Arthur tosses the speech he was working on.

Arthur: Merlin, there aren't many servants who get the chance to write a prince's speech. Obviously it would be too much for you to say, "Thank you."

Merlin stares at Arthur for a moment and walks out with his laundry without deigning reply.

Arthur smiles.

---

Seas of Meredor

Morgana helps Morgause limp out of the cart in the foggy wood.

Morgause: The Isle of the Blessed.

Morgana helps Morgause to the dock. A ferryman waits for them by a longboat. He holds out his hand. Morgause places a coin in it.

Morgause: You know where we wish to go.

The sisters huddle in the boat, the ferryman at the helm, as it glides across the sea.

---

Uther's chambers

Uther's hand shakes badly as he lowers his goblet to the table in front of his chair. Gwen enters and watches him with a pitying expression before she approaches him.

Gwen: You’ve not eaten, Sire. Sire?

Uther doesn't seem to hear her, lost in his own misery. Gwen takes the tray of untouched food and meets Gaius on her way out. She looks at the potion in Gaius's hand.

Gwen: It doesn't seem to make any difference.

Gaius: I'm not sure it ever will but at least it gives him peace.

Gwen: It's been a year since Morgana betrayed him.

Gaius: (nods) His heart is broken and his spirit is gone. Are you joining us for the feast tonight?

Gwen: I don't think so. I need to stay with the King.

Gaius: You're very good to him, Gwen.

Gwen: I don't do it for him; I do it for Arthur.

 

---

Seas of Meredor

Morgause and Morgana continue across the sea with the ferryman.

---

Council Chamber

Sir Leon and Sir Elyan ride into the square and report to Arthur and the Council.

Sir Leon: The reports are true, Sire. We caught up with Morgana on the Plains of Denaria.

Arthur: Was she alone?

Sir Elyan: (shakes head) There was someone else.

Arthur: Morgause?

Sir Elyan: I couldn't be sure.

Agravaine: Where was Morgana heading?

Sir Leon: The Seas of Meredor.

Gaius: Isle of the Blessed.

Agravaine steps into the light.

Agravaine: I will send out patrols at first light.

Arthur: Thank you, Agravaine.

Sir Leon: Sire, you should know her powers have grown. Sir Bertrand and Sir Wontague are both dead.

Arthur: Keep me informed of any developments.

The councilmen exit. Agravaine remains.

Arthur: For months, nothing. Why now?

Agravaine: We knew she couldn't stay hidden forever. Today, tomorrow, does it matter? We mustn't live in fear, Arthur. Camelot is strong. If Morgana were to act, we'd be ready for her.

Arthur: You're right, of course. I don't know how I'd've got through these last few months without you. Thank you, Uncle.

Agravaine: I made a promise to your mother. I'll always be there for you.

Arthur nods with a smile and exits

---

Isle of the Blessed (night)

[SCREECHING]

Wyvern shriek as they fly around the fortress as Morgana's boat continues to the isle.

---

Banquet Hall

Arthur and Agravaine sit on either side of the king's chair at the feast. Arthur stands and the laughter dies down.

Arthur: Samhain… It is the time of the year when we feel closest to the spirits of our ancestors. It is a time to remember those we have lost, and to celebrate their passing.

---

Isle of the Blessed – Altar

Morgause: Samhain is almost upon us. We must hurry.

Morgana: I can't do this.

Morgause: Sister… Remember what I’ve told you. It is the only way. What you are about to do will affect everyone, even you. But most importantly, it will bring our enemies to their knees. You must be strong, remember that.

Morgause presents Morgana with a dagger.

Morgause: … Do not be scared.

Morgana takes the dagger.

Morgause: I am not long for this world. There is nothing left for me here now.

Morgause weakly climbs onto the altar stone and takes Morgana's hand.

Morgause: Please, sister, let my parting be my final gift to you.

Morgause lies down on the altar.

---

Banquet Hall

Arthur raises his glass in a toast.

Arthur: To the king.

Everyone stands to toast.

[GONG CHIMES]

---

Isle of the Blessed – Altar

Morgana: *spell*Eala leofu sweoster, paem gastum befaeste ic pe. Alys pa peoster pe inne onwunap.

Morgana poises the dagger to strike, her eyes glow and she plunges it into Morgause's chest. Morgause gasps.

[METAL STRIKES STONE]

Morgause: Uh!

---

Banquet Hall

Merlin senses the magic and everything goes into slow-mo. Image becomes fuzzy and voices are distorted.

Gaius: To the King!

Agravaine: To the King!

The knights toast their glasses as Merlin freaks out.

---

Isle of the Blessed – Altar

Morgana is blown off her feet.

---

Banquet Hall

Merlin sees a dead-looking woman in a black, hooded cloak with a staff standing in the middle of the banquet hall.

The Cailleach (whisper): Emrys. Emrys. Emrys.

[JUG CLATTERS]

Merlin drops his empty serving pitcher and the whole hall goes quiet and stares at him. He swoons. Lancelot rushes to his side. Arthur rolls his eyes. Merlin shivers on the floor.

---

Isle of the Blessed – Altar

The Cailleach strokes Morgana's cheek and Morgana wakes. She sits up and sees the cloaked woman standing in front of the rift.

Morgana: Who are you?

The Cailleach: I am the Cailleach, the gatekeeper to the Spirit World. You have torn the veil between the worlds.

[SCREAMING]

The Cailleach: The Dorocha. They are the voices of the dead, my child, and, like the dead, they are numberless.

Morgana looks around in fear.

The Cailleach: You are right to be afraid, Morgana. Your enemies will rue this day and all the destruction it brings, but you must be aware… Tearing the veil between the worlds has created a new world… and you will not walk through it alone. The one they call Emrys will walk in your shadow. He is your destiny… and he is your doom… Emrys.

---

Merlin’s room

Lancelot lays Merlin on the bed.

Sir Lancelot: What happened?

Gaius: I don't know. I've never felt anyone so cold before.

Sir Lancelot: Will he be all right?

Gaius: I'll need Hawthorne to improve the blood flow… and blankets… lots of blankets.

---

Gaius’s chambers

Gaius is grinding something as Merlin steps out of his chamber wearing a blanket. They sit together.

Merlin: When she spoke, her voice...it was as though it came from the depths of the Earth, and her eyes...they were so sad. So much pain in them. (He’s shivering) Who is she?

Gaius: The Cailleach… the gatekeeper to the Spirit World.

Merlin: Why is she there?

Gaius: It was on the stroke of midnight of Samhain's eve. The moment when the veil between the worlds is at its thinnest. It cannot be a coincidence.

Merlin: Why was I the only one to see her?

Gaius: You have great power, Merlin. For someone so gifted, such visions are not uncommon.

Merlin: But you don't understand. It wasn't a vision. She knew who I was. She called me Emrys.

Gaius ponders.

Merlin: What is it? What does it mean?

Gaius: I'm not sure. But if someone has torn the veil between the worlds, then God help us all.

---

Arthur’s chambers  (morning)

Merlin brings in a breakfast tray and sets it noisily on the table while Arthur's still in bed.

Arthur: Merlin!

Merlin opens the curtains, making a lot of noise.

Arthur: Merlin!

Merlin: What?

[KNOCK AT THE DOOR]

Arthur puts a pillow over his face. Someone knocks at the door.

Arthur: (muffled) Merlin!

Merlin: That's not me.

Arthur takes off the pillow and Sir Leon enters.

Sir Leon: Excuse me, Sire. You're needed in the Council Chambers as a matter of urgency.

---

Council Chamber

[GIRL CRIES]

The Council is gathered around her.

Arthur: What's happened to her?

Agravaine: Her village was attacked.

Arthur: By who?

Agravaine: It’s not entirely clear, Sire.

[SOBBING CONTINUES]

Arthur: What's your name?

Drea: Drea.

Arthur steps closer and the girl tenses. Arthur puts a comforting hand on her shoulder and speaks tenderly.

Arthur: Drea.

She uncertainly makes eye contact.

Arthur: I'm Arthur. Don't be frightened. Tell me what happened.

Drea: My mother, my father, my litter sister, they're...

She starts weeping again.

Arthur: It's all right. It's all right… Someone attacked them.

Drea nods.

Arthur: Who?

Drea: There was no one… just...shapes.

Arthur: You didn't see their faces?

Drea: They had no faces.

Arthur looks uncertainly at a few councilmen. Merlin turns at the sound of something behind him. He seems to hear some kind of screeching.

Drea: I… I keep telling you. They were there, but...they weren't there. They moved so quickly… It was as if they weren't real, but...they must've been. I could hear the people screaming. And then...silence. They were all...dead.

[SHE SOBS]

Arthur:  Hey. Thank you.

Arthur turns her to cry on Gaius's shoulder.

Arthur: Where is this village?

Agravaine: Hawden. to the east of the White Mountains, no more than half a day's hard ride.

Arthur: Ready the men.

---

Forest

The Round Table Knights ride out of Camelot. Merlin is startled by the sound of a woodpecker.

Arthur: Merlin… you need your comfort blanket?

Merlin: What do you mean?

Arthur: You're making ME edgy.

[HORSE WHINNIES] Merlin jumps.

Arthur: That's a horse.

Merlin: Maybe it sensed something.

Arthur: Yes, that you're a clot pole.

Merlin: That's my word.

Arthur: Yeah, and it suits you perfectly.

The knights look at a deserted village from the top of a hill.

Arthur: It's too quiet.

---

In the village (night)

They enter the village on foot, night has fallen. All is silent.

A door creaks loudly and they freeze until a goat bleats and wanders out. They split up in pairs to search.

[CRUNCHING] They all jump.

Sir Gwaine: Sorry.

Sir Elyan: Here!

Gwaine drops the apple and they all run to Elyan. Inside one of the houses, they stare at frosted corpses. They all turn as something whips past behind them.

Arthur: You saw it?

Sir Gwaine: We are literally chasing shadows.

Arthur: Come on.

They exit the house and search the village at night, bearing torches.

[DISTANT WAILS]

Merlin splits off from Lancelot when he hears a door shut in a barn. [RUSTLING] He walks around cautiously [SQUAWKING], a chicken jumps out at him. He sighs in relief. Something shrieks quietly behind him and he sees a wisp of it as it exits the barn. Merlin chases the shrieking wisp and loses it.

[DISTANT SCREECHING] [GROWLING] Screaming is getting louder.

Merlin: *spell* Leoht!

Merlin shines a light from his hand. The light fades.

Merlin: *spell* Leoht! Leoht

The light shines briefly and disappears.

Merlin: Leoht

Nothing happens. Screams echo around him. A wisp shoots straight for him.

Merlin: *spell* Fleoh nu on moras!

Merlin's eyes glow, but nothing happens.

Sir Lancelot: Merlin!

Lancelot uses his torch to repel the wisp.

Sir Lancelot: What happened?

Merlin: (tears in the eyes) My magic...I couldn't use it.

The others come running.

Sir Lancelot: There's something out there!

Arthur: You saw it?

Sir Lancelot: When it saw the light, it fled.

Sir Gwaine: It scared the horses.

Merlin: It's not something you can chase or something you can kill.

Arthur: We need to get out of here.

[DISTANT WAILING]

---

Castle Square (night)

[BELL RINGS]

People are screaming and running into the Castle. Gwen rushes down a hallway with blankets and a torch.

Agravaine: Gwen! Warn Gaius there are more victims by the western gate.

Agravaine continues down another hallway and Gwen rushes on until a window behind her smashes in right behind a knight. The skull wisp rushes in and the knight screams. Gwen takes cover behind a column and brandishes her torch at the skull wisp. The skull wisp leaves and she crouches to check on the knight. He's frozen solid.

---

Morgue

Guards exit with a stretcher and Gaius pulls a cloth over the face of one of many victims.

Merlin: Gaius.

Gaius: Merlin…You saw them.

Merlin nods.

Gaius: Here, help me. Give me some more sheets.

Merlin's still acting strangely.

Gaius: Merlin?

Merlin: My magic is useless against them. I've tried. I have never felt so powerless. Something deep inside… When it came for me, I felt this emptiness. I couldn't breathe… I'm scared.

Gaius: Merlin, it's all right. It's not your fault.

---

Agravaine’s chambers (morning)

Agravaine: We've suffered fifty dead, maybe more. Mainly in the Lower Town.

Arthur: And there's no way of fighting them?

Agravaine: No, our only weapons are torches. And the light doesn't kill them, it only repels them.

Arthur: What are they?

Gaius: The Dorocha, Sire. The Spirits of the dead. On Samhain's eve in the time of the Old Religion, the high priestesses would perform a blood sacrifice and release them.

Agravaine: But who would do such a thing now?

Gaius: Morgana.

Arthur: You see her hand in this?

Gaius: We know she was travelling to the Isle of the Blessed.

Arthur: How do we defeat these creatures?

Gaius: I don't know, Sire. No mortal has ever survived their touch.

---

Arthur’s chambers (night)

Merlin lights candles.

[CREAKING]

He drops his basket of candles; one rolls near the curtains. Arthur looks up.

Merlin: I thought I saw something.

Arthur: What was it, a spider?

Merlin sees the curtain move and stares at the candle on the floor. Arthur watches Merlin's hesitation. They both look at the candle on the floor.

Arthur:  Just pick it up.

Merlin doesn’t move, they both stare at the curtain.

Arthur: Do you want me to get one of the maids to do it for you?

Merlin: It's not a joke.

Arthur: Yeah.

Arthur approaches the curtain, uses his sword to whip it open. Nothing's there. Merlin sighs in relief.

Arthur: You see, Merlin, I could never be like you. I could never let myself look so spineless.

Merlin: Oh, you see  I'm different. I could never let myself look heartless.

Arthur: What?

Merlin: All right. Thoughtless.

Arthur: Never.

Merlin: Definitely humourless.

Arthur: That’s because you're not funny.

Arthur hands Merlin the candle.

[SCREAMING]

Merlin: You're not scared?

Arthur: Oh, I am, Merlin. Maybe more than you.

---

Camelot (night)

The guards light fires in grates all over the city. The Dorocha sweeps past some candles in the Gaius's Chambers and blows out some of them. Gaius snaps up from his work.

---

In the lower town.

Knights patrol the streets with torches. Sir Percival lags behind when he sees/hears something. He walks over to some barrels and finds three small children huddling behind them.

Sir Percival: Hey, hey, hey. It's all right. It's all right, you're safe now.

Percival hears the Dorocha and checks to see the knights walking in the distance.

Percival leaves the torch and runs through the street with the children in his arms. The Dorocha streaks right for them and Elyan jumps in with a torch just in time. Elyan takes one of the kids and they bring them to their parents in a house.

Sir Percival: Thanks.

Sir Elyan: Couldn't let you have all the glory, could I?

They grin at each other.

---

Castle square (morning)

The square is packed with refugees carrying their belongings. There is a huge line of people waiting to get some help.

---

Council Chamber

Gaius: They're coming from across the kingdom. They're looking to Camelot for protection.

Arthur: And we will give it to them.

Agravaine: We cannot house them all.

Arthur: We have to try.

Agravaine: How? We cannot live like this forever, Arthur. We must find a way to vanquish these creatures.

Arthur: Somewhere in all your books, Gaius, there must be something. All I'm asking for is a way to fight them.

Gaius: I fear the Dorocha cannot be defeated by swords and arrows, Sire. If I am right, and the veil between the worlds is torn, then there's only one path open to us… To travel to the Isle of the Blessed and repair it.

Arthur: And how do I do that?

Gaius: I'm not sure. But for the tear to be created it would have required a blood sacrifice. To seal it… will require another.

Arthur: We ride before nightfall.

Gaius: And who will be the sacrifice?

Arthur: If laying down my life will spare the people of Camelot, then that is what I must do.

---

Forest

Agravaine rides through the woods.

---

Morgana’s cave

Agravaine enters without knocking. She puts a dagger to his back.

Agravaine: My lady?

Morgana: My lord… I trust you bring me good news.

She lowers the dagger and walks further into her home.

Morgana: Tell me.

Agravaine: The kingdom is on its knees.

Morgana: How terrible.

Agravaine: (chuckles) Indeed.

Morgana: What of the poor people?

Agravaine: More fall every night.

Morgana: Such a shame.

Agravaine: You should know that Arthur intends to vanquish these creatures.

Morgana: (scoffs) Impossible.

Agravaine: He makes ready to go to the Isle of the Blessed as we speak. And if the Dorocha don't kill him on the way, our brave little lamb intends to sacrifice himself to repair the veil.

Morgana thinks it over and turns away.

Agravaine: Something's troubling you… Morgana!

Morgana: Something the Cailleach said. She spoke of someone called Emrys. Called him my doom.

Agravaine: Your doom? What did she mean?

Morgana: I don't know.

Agravaine: Morgana, we should be celebrating. Arthur will be dead within the week, leaving the throne open for Camelot's rightful heir.

Morgana smirks.

---

Uther’s chambers

Arthur sits by his father.

Arthur: There are many things I have to thank you for. You've taught me so much. Most of all, you have taught me what it is to be a prince. I hope that this time you'll be proud of me.

Arthur cries as Gwen walks in the doorway. Arthur stands up, cups his father's chin and kisses his forehead. Arthur turns to leave and Uther grabs his arm.

Uther: Don't leave me.

Arthur: I have to, Father.

Uther: Please.

Arthur squeezes his father's hand, then wipes his tears and leaves. He sees Gwen and goes to her.

Arthur: Promise me you'll look after him when I'm gone.

Gwen: What is it?

Arthur doesn't respond.

Gwen: … You don't have to go.

Arthur: I do.

Gwen: Please, Arthur, take care. You are precious, not just the kingdom.

Arthur: Smile.

Gwen: I can't.

Arthur: D’you remember...the first time I kissed you?

She smiles.

Arthur: There. That's the memory I want to take with me.

They embrace. Gwen holds him tight.

---

Outside, the Knights are getting ready to leave. They walk their horses out of the castle in slow-mo.

 

---

Agravaine’s chambers

Arthur hands Agravaine a ring bearing the Pendragon seal.

Arthur: You have to take this. It bears the royal seal. In my absence, responsibility to the kingdom rests with you.

Agravain: What about your father?

Arthur: Should he die, you are to assume the throne.

Agravaine: Arthur…

Arthur: You're the only person I trust, Uncle.

Agravaine: I beg you, for the sake of the kingdom, there must be another way.

Agravaine presses the ring back into Arthur's hand.

Arthur: My mind is made up. I'm just grateful you're here.

Arthur leaves Agravaine with the ring.

---

Merlin’s room

Gaius enters while Merlin is packing.

Gaius: Merlin. What’re you doing?

Merlin: It’s my destiny to protect Arthur.

Gaius: How? Your magic is powerless against the Dorocha.

Merlin: Then I must sacrifice myself in his place.

Gaius: No.

Merlin: My life has always been marked out by destiny. If this is meant to be...I'm not afraid. I will gladly die, Gaius, knowing that one day...Albion will live.

Gaius hugs Merlin.

---

Outside the castle

Lancelot watches Gwen walking to him. He smiles.

Sir Lancelot: Gwen.

Gwen: Will you grant me a favour?

Sir Lancelot: Anything.

Gwen looks over at Arthur exiting the city gate with Merlin.

Gwen: Look after him. Bring him home.

Lancelot looks disappointed.

Sir Lancelot: I will protect him with my life. You have my promise.

Gwen: Thank you.

---

The forest

The knights ride out. After dismounting, they prepare to make camp.

Arthur: Elyan, look after the horses, they need watering. I need someone to volunteer to get wood.

Merlin: I'll do that.

Lancelot watches Merlin go and follows.

Sir Lancelot: You shouldn't be here. You have no powers.

Merlin: Doesn't matter.

Sir Lancelot: You're not a warrior, Merlin. I don't want to see you hurt. If you leave in the morning, I'll cover with Arthur.

Merlin: It's your duty to protect Camelot no matter what the cost… Well, it's my duty to protect Arthur. Surely you can understand that.

Sir Lancelot: I can understand that very well.

---

Morgana’s cave

Morgana is dreaming. Red and black banners lie strewn on a battlefield with knights’ corpses. A raven sitting on a helmet takes flight. Excalibur is stuck in the ground (or in a knight's chest) Emrys walks on the field with a white cane.

Morgana: Help me, Emrys. Please.

Morgana's wrinkled hand reaches up to Old Merlin from her position on the ground.

Merlin: Is this really what you wanted, Morgana?

Morgana: Please...

Morgana wakes in her bed. At first she seems afraid, then angry.

Morgana: Emrys.

---

The knights ride by a field littered with peasants corpses.

Arthur: We need to reach Daelbeth by nightfall.

The knights pick up the pace.

---

Ruined fortress (dusk)

Arthur: Pair off. Find any wood you can. Get the fires burning.

The knights collect firewood while carrying torches. Gwaine hears a man's scream and drops his firewood. The nights gather together as screams start to surround them. The  Dorocha launches at them and Arthur wards it off with a torch.

Arthur: Let's go!

Sir Percival: We haven’t got enough!

Arthur: Go!

The knights are back at the fire pit with Merlin and Lancelot. Merlin pretends to use the flint.

Merlin: (whisper)*spell* Bel onbryne.

The fire lights instantly. Lancelot looks at him. Merlin makes a cute shrug face. Lancelot grins in amusement. The knights stand around the fire with torches. Percival looks at the fire, then at Arthur.

Sir Percival: It won't get us through the night.

Arthur: It’ll keep the area safe for a while.

Later, Gwaine throws a log on the fire.

Sir Gwaine: The last one. Maybe we should draw lots, see who gets some more.

Arthur: I'll go.

Sir Lancelot: You'll need help.

Merlin: I'll go with him.

Arthur: You sure you're the right person?

Merlin: Well, since when have you known how to collect firewood?

The knights chuckle. Lancelot watches as they walk off. Merlin collects firewood while Arthur stands guard with a torch. The Dorocha charges them from behind.

Arthur: Merlin!

Arthur drops the torch to tackle Merlin out of the way. They fall off the wall.

Arthur: Let's go!

They rush through some passages and close a door behind them. The Dorocha seems to lose them. The knights back at the fire pit shuffle around anxiously.

Sir Lancelot: They should have been back by now.

Sir Elyan: Someone needs to go and look for them.

Sir Percival: We've only one torch between us.

Lancelot grabs the torch and starts walking off.

Sir Lancelot: Who's coming?

Elyan follows, then the other knights. Gwaine grabs his sword belt and puts it on as he follows.

Arthur and Merlin hide behind a corner in one of the fortress rooms. Merlin ties a cloth around Arthur's injured arm. They are shivering.

Arthur: It's cold.

Merlin: Right.

Arthur: You're not feeling it?

Merlin: I…

Merlin shrugs his shoulders and shakes his head.

Arthur: You know, Merlin, you're braver than I give you credit for.

Merlin: Really? Was that a compliment?

Arthur: Don't be stupid.

Merlin chuckles and then Arthur does, too. Back in the passages, Lancelot leads the knights through the fortress, warding off the Dorocha with the torch. Back in the hiding chamber, Merlin and Arthur listen to the screaming spirits.

Arthur: Of all the things I've faced...I never worried about dying.

Merlin: I don't think you should now.

Arthur: Sometimes you puzzle me.

Merlin: You never fathomed me out.

Arthur: No.

Merlin: I always thought if things had been different, we'd've been good friends.

Arthur: Yeah.

Merlin: That's if you hadn't been such an arrogant, pompous, dollop head.

Arthur chuckles.

Merlin: We will defeat the Dorocha. We will, Arthur, together.

Arthur: Well, I appreciate that. You know, you're a brave man, Merlin… between battles.

Merlin chuckles.

Merlin: You don't know how many times I've saved your life.

Arthur:  If I ever become king, I'm going to have you made court jester!

They chuckle. Then they hear the Dorocha. In the passages, Lancelot and the knights continue the search. Back in the hiding chamber, Merlin and Arthur wait.

Arthur: They say the darkest hour is just before the dawn.

Merlin: Feels pretty dark now.

Arthur: It can't be long.

[SCREECHING]

The Dorocha finds them and sweeps through the door. Arthur starts to rush out from around the corner, but Merlin pulls him back and stands up himself, running straight for the Dorocha.

Arthur: Merlin, no!

[SCREECHING]

Merlin jumps at the Dorocha. It catches him in the chest, stops him mid-air and throws him back against the stone wall.

Lancelot enters and wards off the Dorocha with the torch, then hands it to Percival and turns to Arthur.

Sir Lancelot: What happened?

Arthur and Lancelot go to Merlin. They turn him over, his face is covered with frost.

 

Compléments Realbion pour Merlin-HypnoSeries

Kikavu ?

Au total, 75 membres ont visionné cet épisode ! Ci-dessous les derniers à l'avoir vu...

crystal14 
26.05.2018 vers 18h

vampire141 
10.02.2018 vers 22h

SarahEllie 
24.09.2017 vers 22h

kazmaone 
18.09.2017 vers 11h

Linstead77 
23.07.2017 vers 04h

Larousse96 
08.07.2017 vers 16h

Vu sur BetaSeries

Derniers commentaires

Avant de poster un commentaire, clique ici pour t'identifier.

Sois le premier à poster un commentaire sur cet épisode !

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

Activité récente
Actualités
Deux séries pour Mark Lewis Jones

Deux séries pour Mark Lewis Jones
Mark Lewis Jones (le roi Olaf) a deux projets sur le feu pour 2019: il jouera d'abord dans la série...

Adrian Lester dans un film historique

Adrian Lester dans un film historique
Vous vous souvenez peut-être de lui comme le mauvais Myror, un assassin envoyé au début de la saison...

Nouveau sondage !

Nouveau sondage !
Le précédent et très ancien sondage vous demandait avec qui vous aimeriez faire le mur! A 50%, vous...

Colin Morgan nominé aux Whatsonstage Awards

Colin Morgan nominé aux Whatsonstage Awards
La liste des nominés aux 19èmeWhatsonstage Awards  a été annoncée hier 5 Décembre...

Concours wallpapers séries historiques

Concours wallpapers séries historiques
Le quartier The Tudors organise un concours wallpapers pouvant regrouper n'importe quelle série...

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage
Téléchargement
Partenaires premium
HypnoRooms

choup37, 09.12.2018 à 15:43

Nouveau calendrier sur Doctor Who, nouveau sondage sur merlin!

Locksley, Avant-hier à 17:14

L'interview du mois vient de paraître à l'Accueil ! Cobrate a répondu à nos questions Bonne lecture !

Supersympa, Avant-hier à 22:04

Bonsoir à tous ! Nouveau calendrier et nouveau sondage sur le quartier Dollhouse !

Supersympa, Avant-hier à 22:06

Et n'oubliez pas qu'Echo a toujours besoin de votre aide pour l'animation "A la recherche de Paul" !

Supersympa, Avant-hier à 22:07

Bonne soirée à tous !

Viens chatter !

Change tes préférences pour afficher la barre HypnoChat sur les pages du site