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#505 : Profanation

Lorsque les Disir jugent et condament Arthur pour son rejet de l'Ancienne Religion, le Roi accompagne Merlin, Mordred et quelques chevaliers dans la forêt sacrée pour exiger des explications.

Popularité


3.83 - 6 votes

Titre VO
The Disir

Titre VF
Profanation

Première diffusion
03.11.2012

Première diffusion en France
05.04.2013

Vidéos

The Disir - Next time trailer - Episode 5.05 - BBC

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Deleted Scenes Merlin S5 Episode 5

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Photos promo

Merlin - Profanation

Merlin - Profanation

Le Chevalier Mordred - Profanation

Le Chevalier Mordred - Profanation

Le Roi Arthur - Profanation

Le Roi Arthur - Profanation

Arthur et ses chevaliers face aux Disirs - Profanation

Arthur et ses chevaliers face aux Disirs - Profanation

Merlin - Profanation

Merlin - Profanation

Arthur et ses chevaliers dans la grotte des Disirs - Profanation

Arthur et ses chevaliers dans la grotte des Disirs - Profanation

L'une des Disirs - Profanation

L'une des Disirs - Profanation

Les Disirs - Profanation

Les Disirs - Profanation

Le Chevalier Léon et le Chevalier Perceval - Profanation

Le Chevalier Léon et le Chevalier Perceval - Profanation

Le Chevalier Elyan - Profanation

Le Chevalier Elyan - Profanation

Le Chevalier Gauvain - Profanation

Le Chevalier Gauvain - Profanation

Diffusions

Logo de la chaîne NRJ 12

France (redif)
Dimanche 29.04.2018 à 10:20

Logo de la chaîne NRJ 12

France (inédit)
Samedi 13.12.2014 à 20:50
0.32m / 1.3% (Part)

Logo de la chaîne SciFi

France (inédit)
Vendredi 01.02.2013 à 22:00
1.45m / 0.4% (Part)

Logo de la chaîne BBC 1

Grande-Bretagne (inédit)
Samedi 03.11.2012 à 00:00
6.88m

Plus de détails

Titre original : The Disir

Réalisateur : Ashley Way

Scénariste : Richard McBrien


Distribution

Colin Morgan ... Merlin
Bradley James  ... Arthur
Katie McGrath ... Morgane
Angel Coulby ... Guenièvre
Richard Wilson ... Gaius
John Hurt ... Voix du Grand Dragon 
Alexander Vlahos ... Mordred
Tom Hopper ... Perceval
Eoin Macken ... Gauvain
Adetomiwa Edun ... Elyan
Rupert Young ... Léon

Frances Tomelty ... Niede 
Sian Thomas ... Atorloppe 
Helen Schlesinger ... Befelan 
Andrew Tiernan ... Osgar

Premières diffusions

Royaume-Uni : 3/11/12
France : 5/04/13
États-Unis : 1/02/13

The Disir (Merlin 5.05)

Dans une grotte, trois femmes vêtues de longues robes sombres, les visages cachés par de profondes capuches, une longue canne pointue à la main, psalmodient dans une langue étrange. Elles s’approchent d’un bassin creusé dans la roche, il est rempli d’une eau aussi noire que l’encre. Tout en continuant leurs incantations, l’une d’entre elles se penche et sort un objet de l’eau.

A l’extérieur de la grotte un homme, Osgar, attend. L’une des femmes apparaît, il s’agenouille devant elle en évitant de la regarder. Celle-ci lui dit qu’il sait ce qu’il a à faire et lui ordonne de prendre l’objet qu’elle lui tend. Il s’agit d’une sorte de médaille, sur laquelle sont gravées des runes. La femme lui rappelle que le destin d’Arthur Pendragon est désormais scellé. Osgar prend le sceau est se met en route dans la forêt.

A Camelot, sur le pré devant le château, Mordred et Arthur se livrent à une lutte acharnée à l’épée, sous les yeux de Merlin. Mordred désarme Arthur qui se retrouve à terre, mais celui-ci parvient à retourner la situation à son avantage et prendre le dessus, ce qui met fin à l’affrontement. Satisfait, Arthur félicite Mordred et ignore Merlin qui s’approchait pour le congratuler.

De retour dans ses appartements, Arthur continue à chanter les louanges de combattant de Mordred auprès d’un Merlin de plus en plus excédé. Le roi finit par lui demander son avis à propos de son nouveau protégé, Merlin répond du bout des lèvres qu’il a fait des progrès. Arthur est persuadé que Mordred va devenir l’un des chevaliers les plus accomplis de Camelot.

La discussion concernant les qualités de Mordred se poursuit dans les appartements de Gaius. Lui aussi semble avoir succombé au charme du jeune druide. Merlin objecte qu’il lui est impossible d’oublier la vision qu’il a eue du rôle de Mordred sur le destin d’Arthur. Pour Gaius, cette vision n’a rien d’une certitude, plusieurs futurs sont possibles, de plus Mordred s’est toujours montré extrêmement aimable envers Arthur. S’il lui avait voulu du mal, il aurait déjà eu l’opportunité d’agir, ce qui n’a pas été le cas. Merlin admet qu’il trouve également Mordred tout à fait amical mais il ne parait pas convaincu de la pureté de ses intentions.

Une patrouille menée par Léon revient à Camelot alors qu’Arthur est en plein conseil avec ses chevaliers. Léon leur apprend qu’on a intercepté un sorcier nommé Osgar quelques jours auparavant. Mais celui-ci a utilisé ses pouvoirs pour s’échapper, blessant mortellement Ranulf l’un des chevaliers, ami d’enfance d’Arthur. Cette nouvelle affecte tous les hommes présents et Arthur déclare qu’il va prendre en personne la tête d’une patrouille pour capturer Osgar.

De retour dans ses appartements, Arthur retrouve Guenièvre qui lui demande s’il doit vraiment mener cette mission lui-même. Pour Arthur, la réponse ne fait aucun doute, c’est sa mission en tant que roi et ami de Ranulf. Mordred fait son entrée, Arthur l’a convoqué pour lui apprendre qu’il va participer à sa première mission.

Le lendemain, alors que tout le monde se prépare à partir, les chevaliers ont décidé de souhaiter la bienvenue à leur façon à leur nouveau compagnon Mordred, en lui jouant quelques tours à leur façon. Pendant que Mordred se retrouve au centre des plaisanteries, Merlin se montre toujours aussi dubitatif à son égard.

Dans la forêt la patrouille finit par repérer Osgar qui ne fait rien pour dissimuler ses traces ;  les hommes se dispersent pour se lancer à sa poursuite. Elyan et Gawain le découvrent assis sur un tronc d’arbre, il les attendait. Il leur déclare qu’il a un message important pour le roi. Les deux chevaliers le menacent de leurs épées, Osgar les ignore et insiste pour être conduit devant le roi. Les chevaliers persistant à le menacer, il désarme Elyan, mais Gwaine parvient à le blesser. Le sorcier finit par les mettre hors combat grâce à de la magie. Il se relève péniblement et s’enfuit à travers bois.

Osgar finit par rencontrer Arthur, Merlin et Mordred. Il s’effondre aux pieds du roi et lui explique qu’il a été envoyé par les Disir pour faire part d’un jugement concernant Arthur Pendragon. Il remet alors au roi le sceau gravé de runes. Il explique que cet objet représente à la fois le jugement et le destin d’Arthur, celui-ci est condamné pour avoir combattu l’Ancienne Religion et ce jugement est la réponse des anciens dieux. Osgar reprend les paroles prononcées par le druide mourant devant Merlin à propos de la prospérité de Camelot et de sa destruction qui est en gestation. Avant de mourir, il invite Arthur à trouver la voie de la vérité et de la rédemption. Arthur est visiblement incrédule alors que Merlin et Mordred sont troublés.

Plus tard, Merlin construit un petit tas de pierre pour marquer la tombe d’Osgar. Mordred le surprend et lui rappelle que les sorciers n’ont pas le droit à une marque sur leur sépulture. Mais il avoue à Merlin qu’il aurait fait la même chose à sa place parce qu’Osgar était l’un des leurs. Merlin lui dit alors qu’il a confiance dans l’avenir, dans le fait qu’un jour ils n’auront plus à se cacher. Mordred lui rappelle qu’en attendant, ils doivent continuer à vivre et à mourir dans la clandestinité.

La patrouille passe la nuit dans la forêt. Merlin s’occupe des blessés, il paraît toujours troublé. Arthur tente de détendre l’atmosphère en portant un toast à la première mission réussie de Mordred. Merlin lui fait remarquer qu’Osgar aurait facilement pu le tuer, il tente de lui faire prendre la menace au sérieux, sans succès.

De retour à Camelot, Merlin se montre toujours aussi préoccupé et Arthur toujours aussi sourd à ses mises en garde.

Ils se rendent auprès de Gaius qui examine la médaille. Il leur explique que cet objet était remis aux personnes convoquées devant la cour des Disir. C’est la plus haute cour de l’Ancienne Religion, elle est composée de trois femmes choisies dès la naissance pour devenir des prophétesses et des augures. Leur tâche est d’interpréter les paroles de la Triple Déesse et lorsqu’elles prononcent un jugement il est sans appel.  Arthur tente de réfuter la menace, mais pour Gaius il s’agit d’un jugement des dieux contre lui. Le sceau représente à la fois la culpabilité de la personne condamnée et le chemin que les dieux ont choisi pour elle. Même si le condamné fait preuve de repentir, seuls les dieux peuvent décider de son sort. Petit à petit Arthur perd de son assurance, il finit lui aussi par être troublé, il tente de savoir si Gaius croit vraiment à cette histoire, il guette une réponse rassurante mais il ne l’obtient pas.

De retour dans ses appartements, Arthur tente encore de se rassurer en passant en revue tous ses bienfaits pour le royaume et en prenant Merlin à témoin. Il se demande pourquoi ce jugement s’est abattu sur lui. Merlin lui explique que c’est peut-être parce qu’il est capable de tenir compte de l’avertissement qu’il a reçu et qu’il le prend maintenant au sérieux.

Merlin se rend hors du château pour convoquer le Dragon et lui demande des explications. Kilgharrah lui confirme que le sort d’Arthur dépend de la décision de la Triple Déesse et que les runes prédisent la mort d’Arthur. Merlin tente de savoir quand ce funeste événement va se produire, une fois de plus la réponse est évasive. Le Dragon rappelle qu’il existe plusieurs voies et qu’elles ne mènent pas toutes à la destruction de Camelot. Concernant Mordred, Kilgharrah confirme que son destin et celui d’Arthur sont liés de façon inexorable. Il rappelle à Merlin qu’il a déjà eu l’occasion de tuer l’enfant druide par le passé et que si une autre opportunité se présente, il ne devra pas la laisser passer.

Arthur est désormais déstabilisé par le sceau et ce qu’il annonce. Guenièvre tente de le réconforter mais sans succès. Arthur se remet de plus en plus en question.

Il finit par débarquer en pleine nuit chez Gaius pour savoir où il peut trouver les Disir. Avec réticence, Gaius finit par indiquer au roi un endroit nommé Grove of Brinevered dans les Montagnes Blanches. Arthur décrète qu’ils se mettront en route dès l’aube pour cet endroit. Après le départ du roi, Gaius met Merlin en garde contre le risque qu’ils prennent, car le Caernlannigh où se trouvent les Disir est au centre de leurs pouvoirs.

Dans la cour du château, alors que les chevaliers se préparent à partir, Mordred insiste auprès d’Arthur pour les accompagner, celui-ci finit par céder.

La patrouille arrive devant l’entrée d’une grotte. Merlin essaye d’avertir Arthur sur le fait qu’il s’agit d’un endroit sacré et qu’on ne doit pas y entrer armé, mais le roi reste sourd à cette objection.

Dans la grotte, la troupe s’avance sans précaution, les hommes piétinent des objets sacrés. Ils finissent par se retrouver face aux Disir. Arthur se présente avec arrogance et déclare qu’il est venu demander des explications à propos de la médaille, qu’il jette dédaigneusement aux pieds des trois femmes. Il leur rappelle que cet endroit se trouve sur les terres de Camelot et qu’il est soumis aux lois du royaume. Il veut savoir pourquoi elles ont osé le juger en son absence. Les Disir lui expliquent que la condamnation vient de la Triple Déesse qu’il a offensée. Bien qu’il se soit montré juste en tant que roi, il continue à renier l’Ancienne Religion, à l’interdire et à persécuter ses fidèles. Arthur réplique qu’il ne fait que combattre la sorcellerie et la superstition. Les Disir lui demandent de changer d’attitude car il risque de provoquer la colère de la déesse et de perdre tout ce qui lui est cher dans la chute de Camelot. Arthur réfute ce jugement mais les Disir se font de plus en plus menaçantes, lui reprochant son arrogance et dans ce lieu sacré. Gwaine ne supporte plus ces propos et il s’avance pour défendre le roi, l’une des Disir le projette contre la paroi. Les chevaliers dégainent leurs épées, Arthur les appelle au combat mais l’une des femmes lance son bâton dans sa direction. Mordred s’interpose et s’écroule, gravement blessé. C’est la retraite générale. Merlin s’attarde un instant, l’une des Disir le vise à son tour avec son bâton mais il utilise la magie pour le détourner.

Dans la forêt, les hommes sont au chevet de Mordred. Arthur demande à Merlin de tout faire pour le soigner mais ce dernier avoue son impuissance, la blessure a été causée par une arme ensorcelée. Il faut ramener Mordred à Camelot.

Durant le trajet, l’état du blessé s’aggrave. Arthur a des remords de l’avoir laissé les accompagner et il est conscient que le jeune homme lui a déjà sauvé la vie à deux reprises.

A Camelot, Gaius ne peut que confirmer le diagnostic de Merlin, la blessure de Mordred n’est pas une plaie ordinaire et il doute de pouvoir le sauver. Gaius tente de convaincre Merlin d’utiliser ses pouvoirs mais il refuse car il sauverait la personne qui, dans ses visions, va tuer Arthur. Gaius insiste, mais en vain. Merlin finit par lui dire que depuis son arrivée à Camelot il y a quelques années, il a muri et il a appris le sens du devoir.

De son côté, Guenièvre tente d’apaiser les remords d’Arthur, selon elle, tout comme lui,  Mordred n’a fait que son devoir. Sur ces entrefaites, Gaius et Merlin arrivent pour annoncer que l’état du blessé ne s’améliore pas. Le bâton à l’origine de la blessure a été taillé grâce à de la sorcellerie, seules les Disir peuvent défaire ce qui a été fait. Gaius prévient qu’il faut s’attendre au pire, Arthur lui annonce alors qu’il va retourner voir les Disir et implorer leur clémence.

Merlin et Arthur se mettent en route sur le champ. Le serviteur demande au roi pourquoi il prend autant de risques pour sauver un homme, Arthur lui répond qu’il en ferait autant pour n’importe lequel de ses hommes, y compris lui, Merlin. Il explique qu’il a une dette envers Mordred qui lui a déjà sauvé la vie. Merlin lui rappelle qu’il a aussi un devoir envers son royaume et ses sujets et qu’il se fait du souci pour lui car il a un destin à accomplir, mais  Arthur ramène la situation à son devoir envers son frère d’armes.

Après avoir laissé son épée à l’entrée de la grotte, Arthur, suivi de Merlin, se dirige vers l’antre des Disir.

Il s’agenouille devant les trois femmes et leur fait part de ses regrets concernant le comportement arrogant et stupide de lui et de ses hommes. Il vient implorer leur pardon et les supplie de sauver Mordred. Il ne demande rien pour lui-même, mais il voudrait qu’elles épargnent un jeune homme dont le seul crime a été de se sacrifier pour son roi. Les Disir lui répondent que le futur s’annonce plein de douleurs et de souffrance pour lui et son peuple. Si Arthur veut sauver ses sujets et son royaume, la seule issue est d’adopter l’Ancienne Religion et de se soumettre à la Déesse. Les Disir lui accordent jusqu’à l’aube pour prendre sa décision.

De retour dans la forêt, Arthur tente de savoir comment Merlin savait que l’endroit où ils se trouvaient était sacré. Merlin lui explique qu’il perçoit une forme de vie, de vibration dans tout ce qui les entoure. Arthur lui ne ressent rien de tout ça. Il ne sait quelle décision prendre. Il est prêt à tout pour sauver Mordred, mais il sait quels ravages la magie peut causer. Camelot a failli être détruit à cause d'elle, Morgane l’utilise pour faire le mal. Il demande alors à Merlin ce qu’il ferait à sa place. Celui-ci ne veut pas répondre mais devant l’insistance d’Arthur, il finit par lui dire que le futur du royaume est en jeu qu’il doit tout faire pour protéger Camelot. Arthur lui demande si c’est au prix du sacrifice de la vie d’un ami, il pousse Merlin de plus en plus loin, il en vient même à évoquer le retour de la magie. De plus en plus bouleversé par ce débat, à bout d'arguments, Merlin finit par lui répondre que la magie n’a pas sa place à Camelot.

De retour devant les Disir, Arthur leur annonce qu’il ne peut pas se soumettre à leur volonté. Elles le préviennent que c’est sa dernière chance de sauver tout ce qui lui est cher, mais Arthur tient bon. Elles déclarent qu’Arthur a scellé son destin et celui de son royaume.

Alors que la citadelle est en vue, Merlin tente de convaincre Arthur qu’il a pris la bonne décision pour le salut de Camelot, mais le roi est toujours rongés par les remords.

Une fois arrivé au château, un chevalier s’avance pour les accueillir, c’est Mordred, guéri et souriant. Arthur, soulagé, lui donne une accolade.

Depuis une fenêtre, Merlin et Gaius regardent Arthur et Mordred sur le pré au pied du château. Merlin sait qu’il a commis une erreur et il fait part à son mentor de ses regrets concernant la décision qu’il a incité le roi à prendre. Il pensait que la meilleure façon de protéger le souverain était de se débarrasser de son futur assassin, mais les Disir se sont vengés du rejet de l’Ancienne Religion en guérissant celui qui va sceller le destin d’Arthur.

 

A suivre…

Écrit par realbion pour Merlin HypnoSeries.

En un pays de légendes, où règne la magie, le destin d’un grand royaume repose sur les épaules d’un jeune homme. Son nom ? Merlin…

 

Grotte des Disirs

 

Trois femmes encapuchonnées dans des capes bleu sombre et possédant chacune un étrange bâton, récitent des paroles en Ancien Langage. Elles pointent leur sceptre vers un petit bassin, et l’une d’elle s’agenouille avant de récupérer ce qui semble être une pièce au fond du bassin et la lève devant elle. À l’extérieur de la grotte, un homme attend.

Disir n°1 : Osgar. Tu sais ce qu’il te reste à faire.

Osgar : Oui, je sais.

Disir n°1 : Debout.

Osgar se lève, la Disir tend la main, avec, à l’intérieur, la pièce trouvée au fond du bassin.

Disir n°1 : Prend-la (Osgar prend la pièce). Le sort d’Arthur Pendragon est désormais entre tes mains (Osgar s’apprête à partir). Honore ce qui t’es confié (Osgar hoche la tête, rabat sa capuche puis part dans la forêt).

 

GÉNÉRIQUE

 

Terrain d’entraînement

 

Arthur et Mordred se battent, sous le regard attentif de Merlin. Arthur finit par battre Mordred. Le roi tend la main au chevalier pour qu’il se relève.

Arthur : C’est très bien ça Mordred. Très très bien !

Mordred : Majesté.

Arthur : Ah, je pourrais commencer à être en difficulté !

Merlin : (se levant pour féliciter le roi, en l’applaudissant) Bravo Sire.

Merlin va à la rencontre du roi, mais celui-ci l’ignore, préférant donner des leçons de combats à Mordred.

Arthur : Mordred, souvenez-vous que dans une attaque, vous devez toujours retourner la force de votre adversaire contre lui-même.

 

Chambre d’Arthur

 

Arthur et Merlin rentrent, le roi louant les qualités du jeune chevalier.

Arthur : Tu as vu la qualité du contre-de-quarte de Mordred ? Ah, c’était très bien exécuté, il a du talent !

Merlin : C’est vrai ?

Arthur : Contre-de-quarte, tu sais ce que c’est ?

Arthur passe derrière le paravent et commence à ôter sa côte de maille.

Merlin : Euh, je dirai que c’est tout simplement une parade circulaire qui permet d’intercepter la lame de l’adversaire ?

Arthur : Oui, c’est ça, tu as été très attentif. Que penses-tu du jeune Mordred ?

Merlin : Il a fait beaucoup de progrès.

Arthur : Il a toutes les qualités d’un excellent chevalier, tu ne crois pas ?

Merlin : Il y a beaucoup d’excellents chevaliers, à Camelot.

Arthur : S’il ne me déçoit pas, il sera parmi les meilleurs. Et crois-moi, il ne recevra que des encouragements de ma part.

Merlin a l’air dépité, avant de recevoir de l’autre côté du paravent la pile de vêtements d’Arthur sur la tête.

 

Appartements de Gaius

 

Gaius : Tu penses qu’il n’est pas prêt ?

Merlin : Non, c’est un excellent homme d’épée.

Gaius : Tu crois qu’il est trop jeune, trop impétueux ?

Merlin : Il a toujours fait preuve de sérieux, et de modestie.

Gaius : Mais il est parfait ce garçon, Merlin.

Merlin : Je ne saurai ignorer ce que j’ai vu. Gaius, Mordred est destiné à jouer un rôle dans la mort d’Arthur.

Gaius : Peut-être que oui, peut-être que non, l’avenir a bien des visages, ce n’est que l’un d’eux. L’as-tu déjà vu faire preuve d’autre chose que de gentillesse envers Arthur ?

Merlin : Non, mais…

Gaius : Si Mordred voulait nuire à Arthur, il a eu bien des occasions de lui porter préjudice. C’est un charmant garçon, Merlin.

Merlin : J’en conviens et je l’apprécie aussi, mais je ne saurai ignorer ce que j’ai vu.

Gaius : Voir et savoir sont deux choses différentes, et nous ne devons pas avoir le moindre doute avant d’agir.

 

Petite salle du trône

 

Léon arrive dans la salle.

Arthur : Quelles sont les nouvelles de l’Est, Messire Léon ?

Léon : (en s’asseyant) Les nouvelles sont hélas très mauvaises, Sire. Comme vous le savez, il y a quelques jours notre garnison de la forêt de Brechfa a arrêté au passage l’homme qui répond au nom d’Osgar.

Arthur : Le sorcier ?

Léon : Lui-même. Alors que nos hommes tentaient de l’appréhender, il a fait usage de magie pour leur fausser compagnie. J’ai le regret de vous apprendre que Messire Ranulf a été mortellement blessé.

Arthur : Je le déplore. C’était un chevalier loyal. Messire Léon, que tous les hommes des territoires de l’Est soient en alerte.

Léon : (en hochant la tête) Oui Sire.

Tout le monde autour de la table se lève.

Arthur : Je prendrai la tête d’une patrouille et je mènerai ce Osgar devant la justice.

Arthur sort de la salle.

 

Chambre d’Arthur

 

Arthur rejoint Guenièvre installée à une table. Il dépose sur celle-ci des parchemins.

Guenièvre : Êtes-vous vraiment obligé d’y aller en personne ?

Arthur : C’est à moi de montrer l’exemple, non ? C’est le rôle d’un roi.

Guenièvre : Vous étiez parti secourir le père de Mithian lorsque j’ai failli vous perdre.

Arthur : La mort de Messire Ranulf ne saurait rester impunie.

Guenièvre : Vous avez tant de preux chevaliers pour venger ce crime !

Arthur : Ce… Ce n’était pas qu’un simple chevalier Guenièvre, c’était mon ami. Nous avions grandi ensembles. Il me faut partir. Soyez sans crainte, je ne risque rien. Je suis entouré de preux chevaliers, vous l’avez dit vous-même.

Quelqu’un frappe à la porte.

Arthur : Entrez.

Mordred fait son apparition dans la pièce.

Mordred : Vous vouliez me voir, Sire ?

Arthur : Ah, Mordred, entrez je vous en prie. Le temps est venu pour vous d’accompagner votre roi.

Mordred : Majesté.

Arthur : Vous allez vous joindre à la patrouille que je conduirai jusqu’aux Montagnes Blanches.

Mordred : (surpris) Moi ? Mais… À Brechfa ?

Guenièvre sourit.

Arthur : Et je vous félicite.

Mordred : C’est un grand honneur. Je…

Arthur : (lui faisant une accolade) Vous méritez d’être du voyage. Soyez prêt à l’aube.

Mordred : (souriant) Comptez sur moi, Majesté.

Mordred s’apprête à partir, mais se retourne sur le pas de la porte.

Mordred : Vous n’aurez nul regret. Je vous le promets.

Le chevalier s’en va.

Arthur : Il a l’âme d’un excellent chevalier.

Guenièvre : Vous semblez apprécier ce jeune homme.

Arthur : Bien moins que vous, rassurez-vous.

 

Cour du château

 

Les chevaliers (Gauvain, Léon, Elyan, et Perceval) sont sur leur monture. Gauvain échange un regard complice avec Léon.

Gauvain : (moqueur) Vous êtes sûr de n’avoir rien oublié, Mordred ?

Mordred : (ne comprenant pas) Qu’aurais-je oublié ?

Léon : Je ne vois pas où est votre dague.

Mordred cherche sa dague.

Elyan : Et l’eau, vous avez pensé à en emporter ?

Mordred vérifie sa selle.

Perceval : Regardez ses bottes, je crois qu’il lui en manque une, non ?

Mordred regarde ses bottes. Tous les chevaliers éclatent de rire, Mordred sourit légèrement.

Merlin : (à Arthur) Vous êtes sûr que c’est une bonne idée ?

Arthur : C’est un fier et… Preux chevalier.

Merlin : Il est très jeune.

Arthur : Où en serions nous Merlin, si nul ne nous avait donné notre chance ?

Arthur monte en selle, puis se prépare à partir avec ses hommes.

Arthur : Messieurs.

Guenièvre les regarde partir, puis s’adresse à Merlin.

Guenièvre : Merlin (Merlin se retourne) ! Tu le protègeras ?

Merlin : Il ne me facilite pas toujours la tâche !

Guenièvre : Je sais.

Arthur : Merlin !

Tous les hommes s’en vont.

 

Forêt du Royaume de Camelot

 

Les chevaliers galopent à travers la forêt, puis ralentissent. Ils commencent à discuter.

Léon : C’est une tradition.

Elyan : Une vieille tradition.

Perceval : Nous l’avons tous fait lors de notre première patrouille !

Arthur: (se tournant vers Mordred) Mordred, mais qu’est-ce que vous faites au juste ?!

On voit Mordred, à cheval, se trouvant à l’envers sur sa selle.

Mordred : Je chevauche à l’envers, votre Majesté.

Gauvain : Comme dans la tradition ancestrale de la chevalerie !

Arthur : (saisissant la blague) Ah oui oui, bien sûr ! Et j’imagine que votre culotte est à l’envers, aussi !

Mordred : Majesté !

Tous les chevaliers éclatent de rire et échangent des regards complices, fiers de leur blague. Au bout d’un moment, Gauvain fait halte, et descend de sa monture pour inspecter des traces.

Gauvain : C’est Osgar. Il n’est pas loin.

Perceval : (ayant trouvé un bout de tissu sur une branche) Et il est un peu étourdi !

Arthur inspecte le tissu.

Mordred : Sire !

Au loin, un homme s’enfuit. Tout le monde se sépare : Mordred, Merlin et Arthur restent ensemble, Gauvain et Elyan partent à la poursuite de l’homme et Perceval et Léon empruntent un autre chemin. Elyan et Gauvain parviennent à retrouver l’individu, assis sur une branche, entrain de boire. Ils se consultent et avancent discrètement vers lui.

Gauvain : Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous faites ici ?

Osgar : Je commençais à craindre que vous vous soyez perdus en chemin !

Gauvain : (menaçant) Qui êtes-vous ?!

Osgar : Je m’appelle Osgar, et j’ai un message à remettre à votre roi. Conduisez-moi à lui.

Elyan : Avec un immense plaisir…

Osgar : Ignorez-vous donc qui je suis ?

Gauvain : Vous êtes un sorcier, un hérétique et un meurtrier.

Osgar : Non. Je suis un homme qui tient à sa liberté en haute estime (puis, repoussant les épées avec ses mains)… Conduisez-moi à votre roi !

Elyan et Gauvain menacent brusquement Osgar avec leur épée, que ce dernier a tôt fait de repousser avec la magie. Mais Gauvain utilise sa dague cachée pour porter un coup mortel à Osgar. Osgar s’effondre, puis repousse violement les deux chevaliers qui s’écrasent plusieurs mètres plus loin au sol. Le sorcier gémit, puis s’en va avec difficulté sur le chemin où il retrouve Arthur, Mordred et Merlin.

Arthur : (brandissant son épée) Plus un pas !

Osgar : Sire…

Osgar s’effondre.

Osgar : Je m’appelle Osgar.

Arthur : Je sais qui tu es !

Osgar : Je suis envoyé par les trois Disirs pour juger et pour condamner Arthur Pendragon, le roi d’hier et d’aujourd’hui !

Mordred : De quel droit jugez-vous Arthur Pendragon ?

Osgar : Nul homme ne surpasse les Disirs, qu’il soit de sang royal ou pas. Il est de mon devoir de vous communiquer leur sentence, roi sanguinaire. De mon devoir sacré…

Osgar sort de sa poche la pièce donnée par la Disir.

Osgar : Votre main, Arthur Pendragon…

Arthur prend la pièce.

Osgar : Voilà qui est fait…

Arthur : Que dois-je comprendre à cela ?

Osgar : C’est à la fois votre jugement et votre destin. Vous avez déclaré la guerre au peuple de l’Ancienne Religion, aujourd’hui les Dieux ont décidé de s’adresser à vous. Les Disirs ont parlé, la roue du destin commence à tourner. À l’heure où Camelot a fleurie, les graines de sa destruction ont été semées, elles aussi…

Arthur : Qu’est-ce que c’est que ces sornettes !

Osgar : (saisissant la main d’Arthur) Il n’est pas trop tard ! Il n’est pas trop tard pour prendre le droit chemin, Arthur ! Vous pouvez vous racheter… C’est votre seule chance ! Vous n’en aurez pas d’autre !

Osgar meurt dans un dernier râle.

 

Un peu plus tard, Merlin fait une tombe à l’endroit où le sorcier a été enterré. Mordred le rejoint.

Mordred : Que va dire le roi ? Les sorciers n’ont pas le droit à leur tombe. Ne t’inquiète pas, j’en aurai fait autant. C’était l’un des nôtre après tout.

Merlin : Nous ne serons pas toujours rejetés. Un jour nous vivrons tous de nouveau en paix.

Mordred : Tu le crois vraiment ?

Merlin : Oui.

Mordred : Mais en attendant, nous devons abandonner notre identité, que ce soit dans la vie ou dans la mort.

 

Le soir, autour d’un feu, Merlin soigne Gauvain.

Merlin : L’œdème devrait se résorber en début de journée.

Gauvain : Espérons-le.

Arthur : Comment va-t-il ?

Merlin : Grâce au cataplasme que j’ai appliqué, il devrait bientôt guérir.

Mordred : Tu es un excellent médecin Merlin.

Merlin : J’ai… observé Gaius, c’est tout.

Arthur : Tu fais également un excellent petit-déjeuner, vous le découvrirez bientôt, hein Merlin !

Merlin ne répond pas.

Arthur : (à Mordred) Oh, je viens de l’offenser, il est susceptible !

Mordred rit.

Arthur : Allez Merlin, on se détend, boit quelque chose ! (levant sa coupe) Au jeune Mordred, au succès de sa première mission !

Les chevaliers trinquent entre eux.

Mordred : Je n’ai rien fait !

Arthur : Si, vous avez fait preuve de vigilance. Merlin…

Merlin : (à Mordred, amer) Félicitations.

Arthur : S’il venait à mourir et qu’il lui soit accordé le bonheur éternel je pense qu’il trouverait encore une raison d’être malheureux. Voyons Merlin, nous avons triomphé !

Merlin : Osgar aurait pu vous tuer sans difficultés.

Arthur : Oui, mais il s’en est gardé.

Merlin : Pourtant c’était un sorcier et il en avait le pouvoir.

Arthur : Il était fou, voilà tout.

Merlin : Et la médaille ?

Arthur : Un colifichet, rien de plus ! Tiens.

Arthur lance la médaille à Merlin qui l’examine.

Arthur : Je demanderai au bijoutier de la sertir en souvenir de notre succès.

 

Couloirs du château

 

Arthur essaye de comprendre pourquoi Merlin est si sombre.

Arthur : Tu n’es pas malade au moins Merlin ?

Merlin : Non, Majesté.

Arthur : Tu ressemble de plus en plus à un chat famélique, hein, surtout de face !

Merlin ne répond pas.

Arthur : Tu vois, tu ne rigole plus à mes blagues ! C’est bizarre, franchement !... Je ne t’ai pas vu sourire depuis trois jours.

Merlin : À mon humble avis il n’y a pas de raison de sourire.

Arthur s’en va en soupirant.

 

Appartements de Gaius

 

Arthur et Merlin entrent dans la pièce pendant que Gaius examine la médaille.

Gaius : Merci d’être venu Sire. Je vous en prie.

Arthur s’assoit en face de Gaius.

Arthur : Rassurez-moi, vous ne croyez quand même pas aux sornettes que Merlin a dû vous raconter ?

Gaius : Il s’avère que c’est une médaille particulière.

Arthur : C’est ce que tout le monde me dit.

Gaius : Au temps jadis, cet objet engendrait l’effroi. Il était remis à ceux qui étaient appelés devant le tribunal des Disirs.

Merlin : Des Disirs ?

Gaius : Le plus haut tribunal de l’Ancienne Religion. Le jour de leur naissance, trois femmes ont été choisies pour être augure et prophétesse. Leur tâche consistait à interpréter la volonté de la Triple Déesse. Lorsqu’elles rendaient leur jugement, leur sentence était irrévocable.

Arthur : Mais… Ce sont de vieilles superstitions qui n’ont aucun sens aujourd’hui ! Je ne vois pas le rapport avec moi, ou avec Camelot.

Gaius : Pourtant, il est clair : les Disirs ont jugé bon de vous donner cette médaille. Ceci est le jugement des Dieux contre vous.

Arthur : Tout ceci… N’est que sottises.

Gaius : L’Ancienne Religion considérait que la médaille révélait à la fois la faute commise et le chemin de vie que les Dieux avaient choisis pour le coupable. C’est pourquoi elle est non seulement le jugement, mais elle est aussi le destin.

Arthur : (se levant) Oui, mais je me forge le mien.

Arthur s’apprête à partir.

Gaius : Tout seul ?

Arthur s’arrête et se retourne pour regarder Gaius.

Gaius : Il est dit que ce sont les Dieux qui décident du destin des hommes, Sire, et ils se montrent bienveillants uniquement lorsque les hommes se repentent et apaisent leur courroux.

Arthur : (revenant vers Gaius) Ce n’est pas ce que vous croyez ? Gaius…

Gaius : Je suis un vieil homme, Sire. Je suis assez âgé pour prendre garde à ne pas rejeter les croyances des autres.

Arthur prend la pièce et l’observe, songeur.

 

Chambre d’Arthur

 

Arthur : N’ai-je pas fait de Camelot un royaume plus juste et plus beau ?

Merlin : C‘est incontestable, Sire

Arthur : N’ai-je pas banni la cruauté et les injustices du passé ?

Merlin : C’est indéniable.

Arthur : Je ne suis pas comme mon père.

Merlin : Non.

Arthur : Alors pourquoi me juger comme lui ?

Merlin : Je doute d’être le plus qualifié pour répondre à cette question.

Arthur : C’est à toi que je l’impose… Merlin. D’homme à homme.

Merlin : Les Disirs pensent peut-être que vous valez la peine d’être jugé.

Arthur : Qu’entends-tu par cela ?

Merlin : Il est inutile de juger une personne qui n’écoute rien.

Arthur : Tu crois que je devrais les prendre au sérieux ?

Merlin : Je crois que c’est chose faite.

Arthur réfléchit.

Merlin : Si vous n’avez plus besoin de rien…

Arthur : Non, merci.

Merlin part, laissant Arthur en pleine réflexion.

 

Clairière du dragon

 

Merlin appelle Kilgharrah.

Kilgharrah : Tu as eu mille fois raison de m’appeler, Merlin. Les Disirs sont les porte-paroles de la Triple Déesse, et c’est bien elle qui a décrété quel serait le sort d’Arthur.

Merlin : Que va-t-il advenir de lui ?

Kilgharrah : Ce que la médaille prédit, c’est la mort d’Arthur.

Merlin : Quand ? Quand Arthur doit-il mourir ?

Kilgharrah : L’avenir n’est jamais facile à interpréter, tu devrais le savoir maintenant. Il y a bien des chemins possibles, et tous ne conduisent pas à la ruine de Camelot.

Merlin : Conduisent-ils à Mordred ?

Kilgharrah : Le jeune druide… Son destin et celui d’Arthur sont intrinsèquement liés, comme le lierre autour d’un arbre.

Merlin : J’ai bien peur qu’il soit dangereux.

Kilgharrah : Tu as de bonnes raisons de douter de lui.

Merlin : Il n’y a rien que je puisse faire ?

Kilgharrah : Quelque fois, pour sauver l’arbre, il convient de couper le lierre. L’occasion t’as déjà été donnée de tuer le jeune druide, si tu en as une autre, tu ne dois pas hésiter un seul instant.

Kilgharrah s’envole.

 

Chambre d’Arthur

 

Arthur fixe la médaille, songeur. Guenièvre apporte le repas à Arthur.

Guenièvre : Arthur, vous devez être affamé, vous n’avez rien mangé au souper.

Arthur : Merci, c’est très gentil.

Guenièvre : Soyez sans crainte, vous le disiez vous-même, Osgar n’avait pas toute sa raison.

Arthur : Merlin n’a pas tort. Il aurait pu me tuer, au lieu de cela il a préféré me donner cette médaille. Il a sacrifié sa vie pour le faire.

Guenièvre : Nul ne saurait comprendre un fanatique.

Arthur : Nulle trace de fanatisme dans ses yeux, non. Il n’y avait aucune haine, il y avait quelque chose qui ressemblait à de la pitié. Pourquoi un sorcier aurait-il pitié d’un roi ?

Guenièvre : Allons, mangez quelque chose.

Arthur : Et si les Disirs avaient raison ? J’ai peut-être transgressé innocemment une loi, j’ai peut-être mis Camelot en danger ?

Guenièvre : Arthur, vous êtes un roi juste et généreux.

Arthur : Les Disirs n’en sont pas convaincues.

Guenièvre : Parce qu’elles ignorent à qui elles ont affaire. Elles ne vous connaissent pas comme moi, si tel était le cas elles ne pourraient s’empêcher de vous aimer.

Guenièvre l’embrasse sur le front.

 

Appartements de Gaius

 

Quelqu’un tambourine à la porte, réveillant Merlin et Gaius en chemise de nuit.

Merlin : Je suis en retard, j’ai trop dormi ?

Gaius : L’aube n’est pas encore levée !

Gaius ouvre la porte à Arthur, habillé et prêt à partir.

Gaius : Majesté.

Arthur : Où puis-je trouver les Disirs ?

Gaius : Sire…

Arthur : Si quelqu’un sait ou elles peuvent être, c’est vous !

Gaius : Il y a quelques heures, j’ignorais qu’elles existaient encore !

Arthur : Mais nous savons qu’elles existent. Je vous le redemande : où se cachent-elles ?

Gaius : Sire, je doute qu’il soit sage que vous…

Arthur : Gaius ! Ai-je l’air d’un homme qui a du temps à perdre ?

Gaius : Pour rendre leurs oracles, les Disirs utilisaient un très ancien point d’eau. Ce point d’eau était alimenté par la source, ô combien sacrée, de Caerlanrigh. Cette source prend essence dans un bois d’ifs au cœur des Montagnes Blanches. Le bois de Brineved.

Arthur : Merci. (À Merlin) Nous partons dans l’heure.

Arthur part.

Gaius : Merlin, sois prudent. J’ignore ce que vous allez affronter, mais la puissance des forces occultes sera à son comble en ce lieu. La Caerlanrigh est la source vive de leurs pouvoirs.

 

Cour du château

 

Tous les chevaliers se préparent. Mordred arrive, voulant venir avec les autres.

Mordred : Majesté, vous retournez dans les Montagnes Blanches ?

Arthur : Oui.

Mordred : Alors je vous demande humblement de m’emmener avec vous.

Arthur : Vous n’êtes pas suffisamment aguerrit pour venir.

Mordred : Vous aurais-je déplu ?

Arthur : Non, bien au contraire.

Mordred : Alors que redoutez-vous ?

Arthur : Cette fois il ne s’agit pas d’un simple sorcier. Notre mission est dangereuse, nul ne sais à quel point elle peut l’être.

Mordred : Vous aurez besoin des meilleurs à vos côtés. Sire, laissez-moi accomplir mon devoir.

Arthur : Merlin, veille à ce qu’il ne lui manque rien.

Mordred sourit, les chevaliers partent vers les Montagnes Blanches.

 

Devant la grotte des Disirs

 

Les chevaliers arrivent à la source indiquée par Gaius.

Arthur : Restez groupé. Gardez vos positions.

Merlin : Majesté…

Arthur : Quoi encore Merlin ?

Merlin : Cet endroit est sacré.

Arthur : Ce n’est qu’une grotte.

Merlin : C’est bien plus que cela.

Arthur : Pour moi, c’est une grotte comme les autres.

Merlin : Nul ne saurait être armé dans un lieu sacré, Majesté.

Arthur : Veux-tu qu’on s’y aventure en étant… Désarmés ? Tu n’avais encore jamais rien dit d’aussi stupide, Merlin. Des bêtises, tu en as dites, mais celle-là c’est la plus déconcertante. Ça, tu peux me croire.

 

Grotte des Disirs

 

Arthur : Je suis Arthur Pendragon, roi de Camelot. Expliquez-moi le sens de cette médaille (il jette la pièce par terre). Le bois de Brineved est dans le royaume de Camelot, il est par conséquent soumis à ses lois. Tout être humain, qu’il soit humble, ou qu’il soit noble, a le droit d’être jugé uniquement par ses pairs. Mais vous, vous me jugez en mon absence ! Expliquez-vous.

Disir n°1 : Nous saurions juger,

Disir n°2 : Nous ne saurions condamner,

Disir n°3 : Nous ne sommes que les messagères de celle qui préside à toutes les destinées.

Disir n°1 : De celle qui voit tout,

Disir n°2 : De celle qui sait tout.

Disirs : La Triple Déesse !

Disir n°1 : Et vous, Arthur Pendragon, vous l’avez irrité.

Arthur : En faisant quoi ? N’ais-je pas été un roi bienveillant ? N’ais-je pas fait de Camelot un juste et généreux royaume ?

Disir n°1 : Nul ne saurait le contester.

Disir n°2 : Mais tu as renié l’Ancienne Religion,

Disir n°3 : Rejeté ses croyances,

Disir n°1 : Persécuté ces disciples,

Disir n°3 : Massacré certains d’entre eux.

Arthur : Je lutte en effet contre la sorcellerie, et la superstition, voilà tout.

Disir n°1 : Embrasse le culte de l’Ancienne Religion, Arthur.

Disir n°2 : Ou crains la colère de la Déesse,

Disir n°3 : La destruction de tout ce que tu as de plus précieux,

Disir n°2 : La fin de ton règne,

Disir n°1 : La chute de Camelot elle-même.

Arthur : Je refuse le jugement illégitime de ceux qui ne savent rien de moi !

Disir n°1 : Nous te connaissons, Arthur, depuis ta venue au monde !

Disir n°2 : Et aujourd’hui, tu oses apparaître ici, dans le plus sacré de tout les sanctuaires, au sein de l’Ancienne Religion, avec les armes à la main !

Disir n°3 : En piétinant des reliques cour sacrées !

Disir n°1 : En traitant le lieu le plus sacré comme tu traite ton royaume, avec arrogance !

Disir n°2 : Avec suffisance !

Disir n°3 : Avec insolence !

Gauvain : Assez ! Vous parlez à notre roi !

Gauvain se fait éjecter dans les airs par l’une des Disirs. Tous les chevaliers sortent leurs armes.

Arthur : À moi !

Une des Disirs lance son bâton vers Arthur, mais Mordred s’interpose et se fait transpercer à la place du roi.

Arthur : Merlin ! On se repli !!!

Tout le monde s’en va, mais la dernière des Disirs lance son bâton, que Merlin arrête grâce à sa magie, sous l’œil des Disirs. Merlin les rejoint dans la forêt aux alentours de la grotte.

Arthur : Comment va-t-il ?!

Merlin : C’est loin d’être une simple blessure, la sorcellerie est à l’œuvre.

Arthur : Peux-tu faire quelque chose ?

Merlin : Cela dépasse mes compétences, Sire. Il faut le ramener à Camelot.

Arthur : La route est longue, il pourrait ne pas survivre au voyage.

Merlin : Écoutez ! Seul Gaius saura quoi faire pour le sauver.

Arthur : Messieurs, en selle ! Nous rentrons à Camelot !

 

Forêt du Royaume de Camelot

 

Un peu plus tard, les chevaliers campent et Merlin en profite pour prendre la température de Mordred.

Arthur : Son état empire…

Merlin : Il n’y a pas eu d’évolution.

Arthur : Je n’aurais jamais dû le laisser venir.

Merlin : Il voulait vous prouver sa valeur.

Arthur : Il l’a fait. C’est la deuxième fois qu’il me sauve la vie.

 

Appartements de Gaius

 

Gaius se tient au chevet de Mordred, avec Arthur.

Gaius : Merlin avait raison. Cette blessure n’a rien d’ordinaire, c’est l’œuvre de la magie votre Majesté.

Arthur : Pouvez-vous le sauver ?

Gaius : Je suis médecin, il y a hélas des limites à mes connaissances.

Arthur : Mais vous pouvez certainement faire quelque chose !

Gaius : Eh bien peut-être. Sachez que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, Sire.

Arthur : Prévenez-moi dès que son état s’améliore. Ou alors si…

Gaius : Oui Sire.

Arthur part, laissant Gaius et Merlin seuls.

Gaius : Seuls tes pouvoirs le sauverait, Merlin.

Merlin : Je ne saurai sauver la vie d’un homme destiné à tuer Arthur.

Gaius : Si Mordred est destiné à tuer le roi, je voudrais savoir pourquoi il lui a sauvé la vie.

Merlin : Je ne saurai ignorer les avertissements du dragon.

Gaius : Où est passé le jeune homme qui est arrivé dans mes appartements il y a quelques années ?

Merlin : Je crois qu’il a mûri. Et qu’il sait aujourd’hui ce que le mot "devoir" signifie.

 

Chambre d’Arthur

 

Arthur boit une coupe de vin, songeur.

Guenièvre : Ce n’est pas votre faute. Il vous a supplié de l’emmener avec vous et vous avez accepté.

Arthur : C’était ridicule.

Guenièvre : Non !

Arthur : Vous m’avez dit un jour que Mordred avait un grand sens du devoir.

Guenièvre : C’est juste.

Arthur : Vous disiez aussi qu’il était impétueux, j’aurai dû vous écouter !

Guenièvre : Détrompez-vous. Car si Mordred était resté là, c’est vous qui seriez peut-être chez Gaius. Mordred a fait son devoir et vous pouvez faire le vôtre : vous pouvez régner.

Quelqu’un toque à la porte.

Arthur : Entrez !

Gaius et Merlin entrent.

Gaius : Sire…

Arthur : Quelles sont les nouvelles ?

Personne ne répond.

Arthur : J’ai cru que lorsqu’il serait de retour à Camelot, vous le soigneriez et vous…

Gaius : Le bâton qui lui a causé cette blessure a été engendré par le pouvoir de la sorcellerie.

Arthur : Trouvez un remède !

Gaius : Le poison qui court dans ses veines est rebelle à tout remède !

Arthur : C’est impossible ! Vous pouvez trouver une solution.

Gaius : J’ai bien peur que non. Seules les Disirs en personne ont le pouvoir de neutraliser les sorts qu’elles ont jetés. À mon avis, nous devons nous préparer au pire dès à présent.

Arthur : J’irai les voir.

Gaius : Sire, je ne crois pas que ce soit…

Arthur : J’implorerai leur pitié ! (à Merlin) Prépare les chevaux, nous partons sur le champ !

 

Forêt du Royaume de Camelot

 

Merlin : Pourquoi prenez-vous tant de risques pour un homme ?

Arthur : J’en ferai autant pour n’importe quel chevalier !

Merlin : Mais pas pour moi. N’est-ce pas ?

Arthur : Mais si, pour toi aussi. Les serviteurs sont durs à trouver, même les mauvais !

Merlin : Je suis touché.

Arthur : Mordred m’a sauvé la vie, aucune dette ne saurait la surpasser.

Merlin : Si, celle envers votre peuple, envers votre destin.

Arthur : On dirait que cela t’affecte.

Merlin : Oui, c’est le cas. Je m’intéresse à vous Arthur, à l’homme que vous devez devenir.

Arthur : Tout est écrit, ce que je fais importe peu, ce qui doit arriver arrive.

Merlin : Il y a une différence entre le sort et la destinée.

Arthur : Tu penses juste un peu trop à mon goût ! La situation est assez simple à comprendre : un frère d’arme m’a sauvé la vie, la sienne est en danger : il est de mon devoir de tout faire pour le sauver.

Arthur pose son épée au sol, juste avant l’entrée de la grotte.

Arthur : Je ne suis pas si insensible. J’avoue même que je comprends pourquoi certains ressentent ce lieu comme sacré. Je suis prêt à admettre que tu as raison parfois. Évidemment nous n’avons jamais eu cette conversation.

Merlin : Évidemment…

 

Grotte des Disirs

 

Disir n°1 : Arthur Pendragon,

Disir n°2 : Roi de Camelot,

Disir n°3 : Nous attendions impatiemment ton arrivée.

Arthur : (s’agenouillant) Mes hommes et moi avons agi avec arrogance et stupidité. Nous avons aussi profané ce sanctuaire et insulté votre religion. Je vous prie humblement de nous pardonner. L’un d’entre nous, Messire Mordred, en paiera peut-être le prix le plus élevé. Je suis là pour vous implorer de lui laisser la vie sauve.

Disir n°1 : Pourquoi devrions-nous te satisfaire ?

Arthur : Je ne demande rien pour moi, mais pour un jeune homme dont le seul crime a été de se sacrifier pour son roi.

Disir n°1 : L’avenir te réserve bien des maux et des souffrances, sache-le, Arthur Pendragon.

Disir n°2 : Non seulement pour toi mais pour ton peuple.

Disir n°3 : Si tu veux sauver tout ce qui t’es cher,

Disir n°1 : Si tu veux sauver ton royaume,

Disir n°2 : Embrasse l’Ancienne Religion,

Disir n°3 : Étudie ses mystères,

Disir n°2 : Prosterne-toi devant la Déesse !

Arthur : Je ne saurai faire cela.

Disir n°1 : Prends le temps de réfléchir.

Disir n°2 : Nous te laissons jusqu’aux premières lueurs du jour.

 

Devant la grotte des Disirs

 

Arthur : Comment savais-tu que c’était un sanctuaire ?

Merlin : C’est évident.

Arthur : Pas pour moi.

Merlin : Tout ce qui nous entoure est tellement vivant. Chaque arbre, chaque feuille, chaque insecte. On dirait que le monde est… frémissant. Ce qui nous entoure surpasse ce que nous voyons.

Arthur : Tu ressens tout cela ?

Merlin : Pas vous ? (Merlin s’assoit) Qu’allez-vous faire ?

Arthur : Je l’ignore. Mon cœur voudrait que je sauve la vie de Mordred. Mais j’ai vu… Tout le malheur que la sorcellerie pouvait apporter. Avant que mon père ne l’interdise, Camelot était presque détruite par ses œuvres. Et moi j’ai vu Morgane l’utiliser uniquement pour faire le mal. Que ferais-tu à ma place ?

Merlin : Moi ? Je ne suis qu’un laquais bon à faire le ménage.

Arthur : Être laquais n’empêche pas d’être sage.

Merlin ne répond pas.

Arthur : Cela ne te ressemble pas de garder le silence.

Merlin : L’avenir d’un royaume est en danger.

Arthur : Un homme aussi.

Merlin : Vous devez protéger Camelot, vous devez protéger le monde que vous rêvez de construire depuis toujours, un juste et généreux royaume pour tous.

Arthur : Je sacrifierai un ami à cette fin ?

Merlin : Vous devez accomplir votre destin de roi à tout prix.

Arthur : Si je sauve Mordred, ce que mon père a fait ne servirait plus à rien, la sorcellerie régnerait de nouveau à Camelot. C’est cela que tu veux ? Mais peut-être… Peut-être que mon père avait tort, la magie avait sans doute ses vertus. Merlin, que faut-il faire ? Accueillir la magie, ou sacrifier Mordred ?

Merlin : Il n’y a pas de place pour la magie à Camelot.

 

Grotte des Disirs

 

Disir n°1 : Tu es revenu.

Disir n°2 : Ta décision est-elle prise ?

Arthur : Oui. Je ne peux vous donner satisfaction.

Disir n°1 : Surtout réfléchit bien, Arthur Pendragon.

Disir n°2 : C’est ta toute dernière chance de sauver tout ce qui t’es cher.

Disir n°3 : Elle ne se représentera pas.

Arthur : J’ai vu trop de malheurs pour laisser la sorcellerie régner sur Camelot.

Disir n°1 : Tu as pris ta décision,

Disir n°2 : Scellé ton destin,

Disir n°3 : Et celui de ton royaume.

Disirs : Adieu, Arthur Pendragon.

 

Forêt du Royaume de Camelot

 

Merlin : Vous avez pris la bonne décision.

Arthur : J’ai condamné un homme à mort, Merlin.

Merlin : Dans l’intérêt de Camelot.

Arthur : Il s’est porté à mon secours plus d’une fois.

Merlin : Je sais.

 

Cour du château

 

Merlin et Arthur arrivent au château. Ils descendent de cheval, quand tout à coup, Arthur aperçoit en haut des marches… Mordred, se portant à merveille, qui vient lui donner l’accolade. Merlin observe la scène avec effroi.

 

Couloirs du château

 

Merlin : Comment ai-je pu être aussi stupide ?!

Gaius : Tu as fait ce que tu pensais être le mieux.

Merlin : J’ai cru que le meilleur moyen de protéger Arthur était de tuer Mordred.

Gaius : Eh bien dis-toi qu’il était naturel que tu le penses.

Merlin : Il est plus vivant que jamais à cause de cette décision. Le jugement des Disirs est évident maintenant : pour avoir rejeté la magie, Arthur mourra de la main de Mordred.

Gaius : Tu ne peux pas t’en vouloir.

Merlin : Mais si, c’est ma faute ! Mordred est vivant et plein d’entrain… En ce qui concerne la mort d’Arthur, il pourra jouer son rôle sans être inquiété et je ne saurais l’en empêcher… Je ne pourrai rien faire !

 

FIN DE L’ÉPISODE

 

Écrit par MagicTime pour Merlin HypnoSeries.

KILGHARRAH
In a land of myth and a time of magic, the destiny of a great kingdom rests on the shoulders of a young man. His name: Merlin.

EERIE VOICES
Heo cwaeth. Se wyrdes last bith ansiene. Nu syndon his folma blodige ond tha ne maeg he feormian. His endetime is on ofost. Heo cwaeth. Se wyrdes last bith ansiene. Nu syndon his folma blodige. His endetime is on ofost.

Niede
Osgar. You know what must be done?

OSGAR
I do.

Niede
Stand. Take it. The fate of Arthur Pendragon is in your hands now. See that you honour it.

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OPENING CREDITS

TRAINING GROUND

ARTHUR

You're getting good, Mordred, very good.

MORDRED

My lord.

ARTHUR

I may have to start trying soon.

MERLIN

My lord?

[HE CLAPS]

ARTHUR

And...always remember...

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ARTHUR’S CHAMBERS

ARTHUR

Mordred used a contre quarte to my high-line attack. It was skilfully done. Really?

You do understand what a contre quarte is?

MERLIN

At a guess, a type of parry, beginning in the quarte position, ending with a twist of the wrist.

ARTHUR

You have been paying attention. And what do you think of young Mordred?

MERLIN

He's, er, making progress.

ARTHUR

He has all the makings of a fine knight, don't you think?

MERLIN

There are many fine knights in Camelot.

ARTHUR

Yes, but if I'm not mistaken, he'll be one of the finest, and I'm determined he'll receive nothing but encouragement from me.

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GAIUS’ CHAMBERS

GAIUS

You think he's not ready?

MERLIN

It's not that. He's an excellent swordsman.

GAIUS

You think he's too young? Too headstrong?

MERLIN

He's always been thoughtful and modest.

GAIUS

The boy sounds perfect, Merlin.

MERLIN

I can't ignore what I saw. Gaius, Mordred is destined to play a part in Arthur's death.

GAIUS

Perhaps, perhaps not. The future has many paths. That is only one. Have you ever seen him show anything but kindness towards Arthur?

MERLIN

No, but...

GAIUS

If Mordred wished Arthur ill, he has had ample opportunity to do so. He's a likeable boy, Merlin.

MERLIN

I know. I like him myself, but I can't ignore what I saw.

GAIUS

Seeing is not the same as knowing. And we must know - for certain -

before we act.

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COUNCIL CHAMBERS

ARTHUR

What news from the East, Sir Leon?

LEON

Serious news, I'm afraid, sire. As you know, a few days ago, our garrison in the Forest of Brechfa intercepted the man who goes by the name of Osgar.

ARTHUR

The sorcerer?

LEON

The same. They were trying to apprehend him when he used his powers to escape. I am sorry to report... Sir Ranulf was mortally wounded.

ARTHUR

Sir Ranulf? He was a loyal and true knight. Place all the men in the eastern territories on high alert.

LEON

Yes, sire.

ARTHUR

I personally shall lead a patrol to bring this Osgar to justice.

GWEN

Is it necessary for you to go in person?

ARTHUR

A king must lead, or what is the point of him?

GWEN

You lead the men when you saved Mithian's father - and I nearly lost you.

ARTHUR

Sir Ranulf's death cannot go unpunished.

GWEN

You have many fine men to avenge him.

ARTHUR

He wasn't just a knight, Guinevere, he was a friend. We knew each other as boys. I must go. Have no fear. I will be perfectly safe. As you say, I have many fine knights.

KNOCK AT DOOR

ARTHUR

Yes?

MORDRED

You wished to see me, sire? Ah, Mordred, come in, come in.

ARTHUR

The time has come for you to accompany your king.

MORDRED

My lord?

ARTHUR

I want you to join me on a patrol to the Black Mountains.

MORDRED

Me? To Brechfa?

ARTHUR

Congratulations.

MORDRED

This is a great honour. I...

ARTHUR

You have earned your place. Be ready to ride at dawn.

MORDRED

I shall be, my lord. You won't regret this. I promise.

ARTHUR

He has all the makings of an excellent knight.

GWEN

I do believe you've grown fond of him.

ARTHUR

One of those things I do.

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MAIN SQUARE

LEON

You sure you haven't forgotten anything, Mordred?

MORDRED

Do you think so?

PERCIVAL

Isn't he missing a dagger?

ELYAN

I can't see a water bottle.

PERCIVAL

His boot. He's missing a boot, I think.

KNIGHTS LAUGH

MERLIN

Are you sure this is a good idea?

ARTHUR

He's a good fighter, a brave knight.

MERLIN

He's very young.

ARTHUR

Where would any of us be, Merlin, if no-one had given us a chance? Gentlemen!

GWEN

Merlin? You will take care of him?

MERLIN

He doesn't always make it easy.

GWEN

I know.

ARTHUR

Merlin!

LEON

It is a tradition.

ELYAN

Goes back years.

PERCIVAL

We all had to do it on our first patrol.

ARTHUR

Mordred, what on earth are you doing?

MORDRED

Melding the saddle, my lord.

GWAINE

As in the ancient tradition... of melding.

ARTHUR

Of course. I trust your breeches are on inside out?

MORDRED

My lord?

THEY LAUGH

HORSE NEIGHS

GWAINE

It's Osgar. He's close.

PERCIVAL

He's getting careless.

MORDRED

Sire?

GWAINE

Who are you? What's your purpose?

OSGAR

I was beginning to fear you had taken the wrong path.

GWAINE

Who are you?

OSGAR

My name is Osgar. And I have an important message for your king. Take me to him.

ELYAN

It'll be our pleasure.

OSGAR

Do you not know who I am?

GWAINE

You are a sorcerer, a heretic and a murderer.

OSGAR

No. Just a man who values his freedom. Take me to your king. Would you challenge me?!

Forth fleoge!

TWIG CRACKS

ARTHUR

Stop!

OSGAR

Sire... My name is Osgar.

ARTHUR

I know who you are.

OSGAR

I am sent from the sacred Disir to pass judgement on Arthur Pendragon, the Once and Future King.

MORDRED

What right have you to pass judgement?

OSGAR

No man is above the Disir - however royal. It is my duty to pass their judgement on to you, dread King. My sacred duty. Your hand...Arthur Pendragon. It is done.

ARTHUR

What is the meaning of this?

OSGAR

It is both judgement and fate. You have waged war on the people of the Old Religion. Now the ancient gods answer you. The Disir have spoken. The circle of fate begins to close. For even as Camelot flowers, the seeds of her destruction are being sown.

ARTHUR

What nonsense is this?

OSGAR

It is not too late, Arthur. Not too late to find the true path. Redeem yourself. No further chance shall be given.

TWIG CRACKS

MORDRED

What would the king say? Sorcerers are not permitted marked graves. It's all right, Merlin. I'd have done the same. He was one of us, after all.

MERLIN

It won't always be like this. One day we will live in freedom again.

MORDRED

You really believe that?

MERLIN

I do.

MORDRED

Until then, we go unmarked - in death as in life.

MERLIN

The swelling should go down by the morning.

GWAINE

Let's hope so.

ARTHUR

How is he?

MERLIN

I've applied poultices. They'll make a full recovery.

MORDRED

You are a skilled physician, Merlin.

MERLIN

I've watched Gaius, that's all.

ARTHUR

He also makes a very fine breakfast, as you'll soon discover, eh, Merlin? Now I've offended him. Come, Merlin, warm yourself, have a drink. To young Mordred -

and his first successful mission.

MORDRED

It was nothing.

ARTHUR

It was timely and vigilant. Merlin!

MERLIN

Congratulations.

ARTHUR

If he died and was granted eternal happiness, I do believe he'd find reason to be miserable. Come, Merlin, we've triumphed.

MERLIN

Osgar could have easily killed you.

ARTHUR

But he didn't, did he?

MERLIN

He was a sorcerer, it was quite within his power.

ARTHUR

He was deranged.

MERLIN

And the runemark?

ARTHUR

A trinket - nothing more. Here. I'll have the jeweller mount it as a memento of our success.

Are you feeling all right, Merlin?

MERLIN

Quite, my lord.

ARTHUR

Only, more and more I find your face resembles the back end of a cat. See, you don't even laugh at my jokes any more. Seriously... I haven't seen you smile these past three days.

MERLIN

I'm not sure there is a great deal to smile about.

HE SIGHS

___________________________________________________________________________

GAIUS’ CHAMBERS

GAIUS

Sire, thank you for coming. Please.

ARTHUR

Tell me Merlin's got you believing his nonsense too, Gaius.

GAIUS

This is a runemark, my lord.

ARTHUR

So everyone keeps telling me.

GAIUS

In times past, this mark aroused great fear. It was given to those found wanting by the court of the Disir.

MERLIN

The Disir?

GAIUS

The highest court of the Old Religion. Three women were chosen at birth to be trained as seers and soothsayers. Their only task was to interpret the word of the Triple Goddess. When they sat in judgement, their word was final.

ARTHUR

This worn-out superstition has no relevance now. I don't see how what bearing it has on me or Camelot.

GAIUS

Because, sire, the Disir saw fit to give you this. This is the judgement of the gods against you.

ARTHUR

This is...nonsense, surely?

GAIUS

The Old Religion held that the runemark not only contained a man's guilt but the path that the gods had chosen for him. That is why it is both a judgement and fate.

ARTHUR

I make my own path.

GAIUS

Do you? It is said that only the gods can alter a man's fate... And even then, only when he repents and appeases them.

ARTHUR

You don't believe any of this? Gaius?

GAIUS

I am an old man, sire. Old enough to be wary of dismissing other people's beliefs.

________________________________________________________________________________

ARTHUR’S CHAMBERS

ARTHUR

Have I not made Camelot a fairer and more just kingdom?

MERLIN

You have, my lord.

ARTHUR

Have I not rid it of the cruelties and injustices of the past?

MERLIN

You have.

ARTHUR

I am not my father.

MERLIN

No.

ARTHUR

Then why do they judge me so?

MERLIN

I'm not sure I'm the person to ask.

ARTHUR

I am asking you...Merlin. Man to man.

MERLIN

Well, perhaps they feel you are worthy enough to be judged.

ARTHUR

What do you mean by that?

MERLIN

Judgement is wasted on a...man who won't listen.

ARTHUR

You think I should take them seriously?

MERLIN

I think you already have. If there's nothing else...?

ARTHUR

No. Thank you.

MERLIN

O drakon!

E male so ftengometta tesd' hup' anankes!

KILGHARRAH

You were right to summon me, Merlin. The Disir are the mouthpiece of the Triple Goddess. It is she who has decreed Arthur's fate.

MERLIN

What is it to be?

KIILGHARRAH

The runemark predicts Arthur's death.

MERLIN

When? When will Arthur die?

KILGHARRAH

The future is never clear, Merlin. You should know that by now. There are many paths. Not all lead to Camelot's ruin.

MERLIN

Do they lead to Mordred?

KILGHARRAH

The Druid boy? His fate and Arthur's are bound together like ivy round a tree.

MERLIN

I fear he is dangerous.

KILGHARRAH

There is good cause to doubt him.

MERLIN

Is there nothing I can do?

KILGHARRAH

Sometimes...to save the tree, the ivy must be cut. You had a chance to kill the Druid boy once before. If you have another... you MUST not fail.

____________________________________________________________________________________

ARTHUR’S CHAMBERS

GWEN

Arthur? I thought you might be hungry. You ate nothing at supper.

ARTHUR

Thank you. That was kind.

GWEN

He was a deranged, desperate man. You said so yourself.

ARTHUR

Merlin was right - he could have killed me but instead he thought it was more important to give me this, and he gave his life in doing so.

GWEN

Who can fathom the mind of a fanatic?

ARTHUR

That wasn't what was in his eyes, Guinevere. There was no hatred there. It was something else - pity almost. Why would a sorcerer pity a king?

GWEN

Come, eat something.

ARTHUR

What if the Disir are right? What if I have transgressed in some way? What if I have put Camelot in danger?

GWEN

Arthur, you are a good and just king.

ARTHUR

The Disir don't seem to think so.

GWEN

That is because they don't know you like I do. If they did, they would feel nothing but love.

__________________________________________________________________________________

GAIUS’ CHAMBERS

HAMMERING AT DOOR

MERLIN

Is it late? Have I overslept?

GAIUS

It is not yet dawn.

HAMMERING AT DOOR

GAIUS

My lord, I...

ARTHUR

Where can I find the Disir?

GAIUS

Sire, I... Gaius,

ARTHUR

if anyone knows where to find them, it is you.

GAIUS

Until yesterday I didn't know they still existed.

ARTHUR

But they do. As we know. So again, where can I find them?

GAIUS

Sire, I do not think it is wise for you...

ARTHUR

Gaius, do I look like a man to trifle with?

GAIUS

It is said that the Disir divines using an ancient pool. In turn, the pool is fed by the sacred spring at Caerlanrigh. The source of the spring is a grove of yew trees in the Black Mountains. The Grove of Brineved.

ARTHUR

Thank you. We leave within the hour.

GAIUS

Be careful, Merlin. I don't know what you'll encounter but the Old Ways will be at their strongest there. The Caerlanrigh is the very centre of their powers.

MAIN SQUARE

MORDRED

My lord, you are going to the Black Mountains?

ARTHUR

I am.

MODRED

Then I humbly petition to come with you.

ARTHUR

It is not for novices, Mordred.

MORDRED

Did I not serve you well?

ARTHUR

You did.

MORDRED

Then I will do again.

ARTHUR

It is no mere sorcerer this time, Mordred. Our mission is dangerous - in ways we cannot perhaps imagine.

MORDRED

Then you will need good men by your side. Let me serve, let me do my duty.

ARTHUR

Merlin! See to it he has everything he needs.

ARTHUR

Stay close. You know your positions.

MERLIN

My lord.

ARTHUR

What is it, Merlin?

MERLIN

This place is sacred.

ARTHUR

It's a cave, Merlin.

MERLIN

It's more than that.

ARTHUR

To me, one cave is the same as another.

MERLIN

You can't go armed into a sacred place!

ARTHUR

You want us to go in there unarmed? Of all the ridiculous things that you have ever said, Merlin - and there's been a few - that is the most ridiculous. By far.

I am Arthur Pendragon, King of Camelot. I come to know the meaning of this. The Grove of Brineved is in the kingdom of Camelot, subject to its laws, its decrees. Every man, however humble, however noble, has the right to be judged only by his peers. Yet YOU judge me in my absence. Explain yourselves.

1st DISIR

We do not judge.

2nd DISIR

We do not condemn.

3rd DISIR

We are but the internuncio of the one who presides over all.

1st DISIR

Who sees all.

2nd DISIR

Who knows all.

ALL DISIR

The Triple Goddess.

1st DISIR

And you, Arthur Pendragon, have angered her.

ARTHUR

How so? Have I not been an honourable king? Have I not made Camelota fair and just kingdom?

1st DISIR

So much is true.

2nd DISIR

But you have denied the Old Religion.

3rd DISIR

Dismissed its faith.

1st DISIR

Persecuted its followers.

2nd DISIR

Even unto slaughter.

ARTHUR

I fight against sorcery and superstition, that is all.

2nd DISIR

Embrace the ways of the Old Religion, Arthur. Or risk the ire of the Goddess.

3rd DISIR

The destruction of everything you most value.

2nd DISIR

The end of your reign.

3rd DISIR

The fall of Camelot itself.

ARTHUR

I refuse to be judged by those who do not know me.

2nd DISIR

You are known, Arthur. you have always been known.

1st DISIR

And now you come here, to the most sacred of the sacred, to the very heart of the Old Religion, with weapons drawn.

2nd DISIR

Trampling hallowed relics.

3rd DISIR

Treating our sacred space like you

do your kingdom - with arrogance.

2nd DISIR

With conceit.

1st DISIR

With insolence.

GWAINE

Enough! You speak of the King!

ARTHUR

On me!

Merlin!

Pull back!

ARTHUR

How is he?

MERLIN

It is not a simple wound. Sorcery is involved.

ARTHUR

Is there anything you can do?

MERLIN

This is beyond my skill, sire. We need to get him back to Camelot.

ARTHUR

That is a long and arduous journey. What if he doesn't survive it?

MERLIN

Look, I fear that Gaius is the only one who can save him.

ARTHUR

Mount up. We ride for Camelot.

ARTHUR

He grows worse.

MERLIN

There has been little change.

ARTHUR

I should never have let him come.

MERLIN

He wanted to prove himself.

ARTHUR

And he has. He saved my life for the second time.

GAIUS’ CHAMBERS

GAIUS

Merlin is right. This is no ordinary wound. There is magic at play.

ARTHUR

Can you save him?

MERLIN

I am but a physician - there are limits to my knowledge.

ARTHUR

There must be something that can be done.

GAIUS

Perhaps. I shall do everything in my power, sire.

ARTHUR

Let me know the moment he improves... ..or...

GAIUS

I shall.

Only your magic can save him, Merlin.

MERLIN

I cannot save the life of a man destined to kill Arthur.

GAIUS

If Mordred is destined to take the King's life, why has he just saved it?

MERLIN

I cannot ignore what the dragon said.

GAIUS

What happened to the young boy who came into my chambers just a few years ago?

MERLIN

He grew up. And he learned the meaning of duty.

ARTHUR’S CHAMBERS

GWEN

It is not your fault. He begged you to let him go - it was a kindness to allow him.

ARTHUR

It was foolishness. No.

GWEN

You told me once that Mordred had a strong sense of duty.

ARTHUR

That is true. You also told me he was impetuous. I should have listened to you.

GWEN

No, you shouldn't. If Mordred hadn't gone, it could be

you in Gaius's chambers. Mordred did his duty

so you could do yours... To be king.

KNOCK ON DOOR

ARTHUR

Yes?

DOOR OPENS

GAIUS

Sire.

ARTHUR

Is there news? I thought that once we'd got him back to Camelot and your care...

GAIUS

The staff that caused his wound was forged using powerful sorcery.

ARTHUR

All the same...

GAIUS

And the poison that runs through his veins is beyond remedy.

ARTHUR

There must be... something you can do!

GAIUS

I'm afraid not. Only the Disir themselves have the power to counteract their own sorcery. I'm afraid we must prepare ourselves for the worst.

ARTHUR

I'll go to them.

GAIUS

Sire, I do not think that is...

ARTHUR

And I beg for mercy.

Prepare the horses. We leave at once.

MERLIN

Why do you risk so much for one man?

ARTHUR

I would do the same for any knight.

MERLIN

Though, obviously, not me.

ARTHUR

Actually, I would. Servants are hard to come by - even bad ones.

MERLIN

I'm touched(!)

ARTHUR

Mordred saved my life. What greater debt could there be?

MERLIN

The debt to your people, to your destiny.

ARTHUR

You almost sound as if you care.

MERLIN

I do care. About who you are, Arthur, who you are destined to become.

ARTHUR

If it's fated. It doesn't matter what I do, it'll still happen.

MERLIN

There is a difference between fate and destiny.

ARTHUR

You think too much, Merlin. The situation is quite simple. A brother-in-arms saves my life. When he, in turn, is threatened, it is my duty to do all I can to save him.

I am not totally insensitive, Merlin. I can see that some people feel this is a sacred place. I am even prepared to admit that you are right sometimes.

Obviously, I will deny I ever saying that.

MERLIN

Obviously.

1st DISIR

Arthur Pendragon.

2nd DISIR

King of Camelot.

3rd DISIR

We have been expecting you.

ARTHUR

My men and I behaved with arrogance and stupidity. We dishonoured this place and insulted your faith. I humbly beg your forgiveness. One amongst us, Sir Mordred... may yet pay the ultimate price. I have come here to petition you for his life.

1st DISIR

Why should we help you?

ARTHUR

I ask not for myself, but for a young man whose only crime was to sacrifice himself for his king.

1st DISIR

The future holds much pain and suffering for you? Arthur Pendragon.

2nd DISIR

For you and your people.

3rd DISIR

If you wish to save all you hold dear.

2nd DISIR

If you wish to save your kingdom.

1st DISIR

Embrace the Old Religion.

2nd DISIR

Learn her ways.

3rd DISIR

Bow to the Goddess.

ARTHUR

You know I can't do that.

1st DISIR

Consider carefully. You have until dawn.

ARTHUR

How did you know this place was sacred?

MERLIN

That's obvious.

ARTHUR

Pretend it isn't.

MERLIN

Everything here... is so full of life. Every tree, every leaf... ..every insect. It's as if the world is vibrating. As if everything is much more than itself.

ARTHUR

You feel all that?

MERLIN

Don't you?

What will you do?

ARTHUR

I don't know. My heart says do anything I can to save Mordred.

But I have seen what misery unfettered sorcery brings. Before my father outlawed magic, Camelot was almost destroyed by sorcery. In my own time, Morgana has used it for nothing but evil. What would you do? In my place?

MERLIN

Me? I'm just a lackey, a maker of beds.

ARTHUR

Lackeys can be wise. It is not like you to be silent.

MERLIN

A kingdom's future is at stake.

ARTHUR

And a man's life.

MERLIN

You must protect Camelot. You must protect the world you have spent your life building - a just and fair kingdom for all.

ARTHUR

You would have me sacrifice a friend?

MERLIN

I would have you become the king you are destined to be.

ARTHUR

If I DO save Mordred, all my father's work will be for nothing. Sorcery will reign once more in Camelot. Is that what you'd want? Perhaps my father was wrong, perhaps the old ways aren't as evil as we thought. So what should we do? Accept magic? Or let Mordred die?

MERLIN

There can be no place for magic in Camelot.

BREATHY SIGH

1st DISIR

You have returned.

2nd DISIR

Is your decision made?

ARTHUR

It is. I cannot do as you ask.

2nd DISIR

Consider carefully, Arthur Pendragon.

3rd DISIR

This is your last chance to save all that is dear to you.

1st DISIR

It will not come again.

ARTHUR

I have seen too much... to allow sorcery again within Camelot.

3rd DISIR

You have made your decision.

2nd DISIR

Sealed your fate.

1st DISIR

And that of your kingdom.

ALL DISIR

Farewell... Arthur Pendragon.

MERLIN

You did the right thing.

ARTHUR

I condemned a man to death.

MERLIN

For the sake of Camelot.

ARTHUR SIGHS

ARTHUR

He saved my life, Merlin. More than once.

MERLIN

I know.

MERLIN

'How could I have been so stupid!?'

ARTHUR

You did what you thought best.

MERLIN

I assumed the best way to protect Arthur was to kill Mordred.

GAIUS

A perfectly natural assumption.

MERLIN

But all I did was make sure he lived. That WAS the Disir's judgement. Mordred's life is Arthur's punishment for rejecting magic.

GAIUS

You mustn't blame yourself.

MERLIN

But it is my fault. Mordred is alive and well. He's free to play his part in Arthur's death and there is nothing I can do to prevent it (CHEERING OUTSIDE) Nothing.

 

Source

Kikavu ?

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Supersympa, 09.08.2022 à 23:06

Bonsoir à tous ! Nouveau mois (encore très chaud) sur les quartiers Alias, Angel, Dollhouse et The L Word.

ShanInXYZ, 10.08.2022 à 18:12

Voyage au centre du Tardis : thème de la semaine, l'Aventure qui vous a le plus marqué, on attend vos photos alors passez voir le Docteur

sanct08, 10.08.2022 à 21:43

Bonsoir, animations + forums + sondages vous attendent sur Le Caméléon et X-Files ! De même un nouvel EV vous attend chez Jarod !

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