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Jérémy Webb par Julie Bozza

En décembre 2011, Julie Bozza responsable de notre site partenaire Merlin Locations a publié une interview du réalisateur Jérémy Webb.

Julie nous a fort aimablement autorisé à traduire son interview pour Hypnoweb et nous tenons à lui faire part de nos remerciements les plus sincères.

Voici donc un article qui permet d'en appendre un peu plus sur Jérémy Webb.

*******

Une interview avec Jeremy Webb
par Julie Bozza – Merlin Locations



Jeremy Webb a dirigé treize épisodes de Merlin jusqu'à présent, parmi lesquels quelques-uns de mes préférés : 109 Excalibur, 207 The Witchfinder [NdT : Le Chasseur de Sorcières en VF], 213 The Last Dragonlord [NdT : L'Attaque du Grand Dragon en VF] et les doubles épisodes d'ouverture et final de la troisième saison. Il a également dirigé les épisodes 10 et 11 de la quatrième saison qui seront diffusés le 3 et 10 décembre.

Les fans de Dr Who le reconnaîtront pour avoir dirigé l'épisode pirate, The Curse of the Black Spot, et le final stupéfiant de cette saison, The Wedding of River Song.

J'ai eu le privilège de le voir travailler à Pierrefonds, et j'ai aussi eu la chance de pouvoir parler avec lui à l'occasion. J'ai trouvé que c'était vraiment un gars sympa. De surcroît, j'adore son travail ! Cette série est pour nous comme le Paradis des fans, et Jérémy en est certainement l'un des instigateurs.

Jérémy a eu la gentillesse de me laisser l'interviewer alors qu'il avait fini la post-production de ses deux épisodes de Merlin et était impatient de commencer son nouveau projet (voir plus loin). Il a dit que je lui avais envoyé les bonnes questions, mais je ne peux pas en accepter tout le crédit ; ceci est assurément le résultat d'un travail collectif au sein de l'équipe de fans de Merlin Locations. Mais démarrons avec ma traditionnelle question d'introduction !

Julie : Quel est votre lieu de tournage préféré et pourquoi ?

Jérémy : La réponse doit être Pierrefonds. Il y a un esprit de camaraderie ici qui s'est construit au sein de l'équipe technique, et c'est un peu comme si nous passions des vacances stressantes. Et bien sûr, c'est un lieu incroyable où on n'est jamais à court d'effets visuels. L'attrait de la nouveauté n'a pas disparu. Ce doit être Pierrefonds.

Julie : Ça ne vous dérange pas que les fans traînent tout autour... ou un petit peu quand même ?

Jérémy : C'est de plus en plus animé, et bien sûr c'est génial que la série soit si populaire. Ça ne me dérange pas du tout, à condition que ça ne nous coûte pas du temps, c'est l'éternelle question. Vous êtes tous conscients de ça, d'après mon expérience. Occasionnellement, quelques-uns des nouveaux fans ne le comprennent pas. La chose essentielle est d'écouter l'AD [Assistant Ditector, le réalisateur assistant]. C'est cool de regarder mais écoutez l'AD et facilitez-nous la tâche de vous avoir tout autour. Vous êtes un groupe de fans formidables et je suis heureux de vous voir ici.

Julie : Je vous remercie !


Julie : En quoi le lieu a-t-il une incidence sur votre travail ? Quelles différences y-a-t-il entre tourner sur un plateau par rapport à tourner en extérieur ?

Jérémy : L'avantage à tourner en extérieur est – j'adore être dehors en plein air. C'est super d'être à l'extérieur et d'être dans un endroit magnifique. C'est toujours excitant d'aller dans un nouvel endroit, quelque part où vous n'êtes encore jamais allé plutôt que d'être sur les habituels plateaux où vous êtes allés de si nombreuses fois. L'inconvénient est de se retrouver trempé, frigorifié, être sous la pluie averse et confronté à des situations que vous ne pouvez pas contrôler. Bien évidemment, le studio est vraiment maîtrisable d'une façon dont ne peuvent l'être les extérieurs. Mais cependant vous pouvez obtenir une lumière extraordinaire que vous n'arriveriez jamais à restituer en studio – mais encore une fois, l'inconvénient à cela est que vous pouvez aussi avoir une lumière terriblement banale sur laquelle vous n'avez aucune prise, même avec Dale [McCready, Directeur de la Photographie].

Et donc, il y a des avantages et des inconvénients. Le truc c'est que, quand vous tournez en extérieur après deux ou trois jours passés sous la pluie vous mourrez d'envie de revenir en studio, et quand vous avez passés deux semaines en studios, vous mourrez d'envie de retourner dehors. Et donc vous savez, nous ne sommes jamais contents.

Julie : LOL !


Julie : Pouvez-vous nous en dire plus sur le processus que vous amène à décider où vous allez tourner les différentes scènes ? Vous avez un script à votre disposition et certains décors sont évidents, par exemple le cabinet de Gaius. Mais comment décidez-vous pour le reste ? Et qui d'autre est impliqué dans cette décision ?

Jérémy : Nous sommes maintenant dans la saison quatre, nous sommes allés dans tellement d'endroits différents et nous savons ce qui est à notre disposition dans les environs, Cardiff et la Forêt de Dean. Désormais, le procédé est que souvent des scènes sont écrites pour des lieux que nous connaissons, où nous sommes déjà allés, et que nous adapterons. Et donc nous allons dire, il va y avoir un bois qui nécessite des rochers et d'autres choses, il doit sembler vraiment magique et il vaut la peine de se rendre à Puzzlewood. Si c'est juste un bois générique, alors ça peut être un des bois qui se trouvent autour de Cardiff, Fforest Fawr ou Llantrisant, ou n'importe lequel de ceux-là. Et donc nous allons décider de là où nous irons en fonction de ce qui sera nécessaire – ce que l'histoire requiert à cet endroit et les choses dont nous avons besoin pour la mettre en scène. Il doit toujours y avoir une bonne raison liée à l'histoire pour aller à Puzzlewood parce que nous perdons environ une heure de trajet et une heure de déballage, et ce n'est pas bon. C'est toujours une journée courte.

Évidemment, Julian [Murphy] et Johnny [Capps, les producteurs exécutifs] sont toujours impliqués dans le processus de prise de décision. Souvent, Julian va dire, 'Cette scène sera tournée à Puzzlewood, il n'y a pas à débattre là-dessus.' et je répondrai 'OK, cool.' Comment vous le savez, Puzzlewood est un endroit incroyable, n'est pas ?

Julie : Oui, il l'est.

Jérémy : De temps en temps, nous avons maintenant besoin d'aller dans un endroit flambant neuf, et si c'est le cas, alors Midge [Ferguson, le Responsable des lieux de tournage] en sera informé, il ira et il fera des repérages, puis il reviendra avec des photos. Si je vois quelque chose que j'aime, je vais y jeter un coup d’œil. Si je l'aime vraiment, j'en parlerai à Johnny et Julian et je leur dirai que nous devrions aller là-bas pour telle et telle raisons. La première question de Julian est : 'C'est à quelle distance ?' ce qui est une question assez judicieuse.
Tout au départ, nous avons voyagé assez loin pour trouver l'endroit idéal et en fait, tout ce dont nous avions besoin était quelque chose qui puisse accueillir l'action. Les montagnes galloises sont très bien, mais The Mill [société des effets spéciaux] peut en créer de meilleures pour nous. Et donc, ce n'est pas la peine de faire un trajet pour une montagne qui ne sera pas aussi bien qu'une autre que nous pouvons créer.

Julie : Si vous tournez une scène dans un corridor, quels sont les facteurs qui vont influencer pour le faire en plateau à Cardiff ou dans le château en France ?

Jérémy : Il y a deux facteurs : Le premier est le calendrier qui va remplir votre journée de tournage. Nous tournons – si c'est une action intense, nous allons tourner deux ou trois pages [de scripts] ; si c'est juste un peu d'action, un peu de dialogue, nous allons peut-être en faire cinq dans la journée ; s'il s'agit de Colin et Richard dans le cabinet de Gaius, nous ferons alors six pages ou six pages et demi dans la journée. Et donc, chaque journée doit être remplie avec une certaine quantité en fonction du quota de ce qui est réalisable.

Quelquefois, la raison pour laquelle nous tournons dans un corridor sur le plateau, c'est que la scène est prévue pour ce jour particulier et qu'elle convient dans ce corridor. La même chose s'applique à la France. Parfois une scène va traîner ; quelquefois, si nous ne la faisons pas à Cardiff car nous sommes dépassés ou qu'il y a un problème, nous pensons alors que nous pourrons la faire en France. Et pour être honnête, nos corridors en plateau sont si réussis désormais que nous ne devrions vraiment pas aller en France pour tourner dans les corridors. Nous devrions y aller pour tourner dans la cour, et dans le château et tout ce genre de choses. De temps en temps, nous avons une petite fenêtre de temps qui nous permet de faire une scène dans un corridor en France, mais sinon il doit y avoir une bonne raison liée à l'histoire pour le faire – comme la présence d'escaliers, ou alors une prise continue comme l'a fait Alice [Troughton, réalisatrice] au début de l'épisode un [de la quatrième saison], la plus grande partie a été faite en France. Vous avez un vrai sens des échelles là. Vous pouvez avoir besoin d'un grand sens du déplacement à travers l'espace, plutôt que de faire des coupes, ensuite ça peut être une bonne raison créative de le faire [et c'est le second facteur].


Julie : Quels sont les épisodes de Merlin dont vous êtes le plus fier ?


Jérémy
: Et bien, quels sont-ils selon vous Julie ?

Julie : Le final de la troisième saison... ?

Jérémy : Non ! Mon préféré serait le final de la deuxième saison, The Last Dragonlord [NdT : L'Attaque du Grand Dragon en VF]. J'étais vraiment heureux de ce que nous avons fait au cours des premières minutes d'ouverture, la mise en place du feu, l'attaque de Camelot avec Arthur et Gwen qui courent devant le Dragon – toute la séquence qui prend place au début. Et ça devient cette histoire émouvante. Je pense qu'il doit être en haut de la liste. J'étais vraiment très satisfait de celui-ci. Je vois ce qu'il peut faire aux gens sur le plan émotionnel, Bethan [Jones] qui est notre directeur à BBC Wales l'a trouvé très émouvant. Et je pense qu'il était un vraiment bon équilibre avec ce que nous réussissons bien dans la série, de bonnes scènes d'actions, une bonne histoire émouvante, et également un peu de bon humour.

Mais j'étais également très satisfait du siège que nous avons réussi à faire au début de la troisième saison, ce qui apparaît à l'écran alors que nous n'avions que 40 à 50 figurants et que nous avons fait le siège complet avec environ six ou sept cascadeurs, nous avons été capables de créer l'illusion. Je pense que toute l'équipe a bien travaillé là-dessus. Bien évidemment les grands effets spéciaux ont aidé également, la séquence rend vraiment bien. Le combat contre les squelettes, le combat dans la crypte, ça semble vraiment épique pour la télévision.

Ce sont les deux points forts pour moi. Mais je suis également très attaché à la petite séquence féerique que nous avons fait pour Gates of Avalon dans la saison un [NdT : Les Portes d'Avalon en VF]. J'étais satisfait de cette séquence, lorsque Merlin ralentit le temps pour voir les lumières et qu'elles se transforment en petites fées.

Julie : Oui ! Et la façon dont vous avez rendu Speech House Lake si magique, ça me dépasse. J'aime m'y promener, c'est un lieu si extraordinaire.
[NdT : Speech House Lake, nom du lac où a eu lieu le tournage de l'épisode Les Portes d'Avalon]

Jérémy : Il l'est, n'est-ce pas. C'est dû un petit peu à Dale et aux gens de The Mill. Nous avions l'éclairage d'une énorme plate-forme élévatrice ce soir-là et nous l'avons inondé de lumière. The Mill a pu utiliser cela et a fait ensuite des copié/collé sur l'ensemble de la prise.

Julie : Y-a-il des scènes de Merlin (sur le papier ou en cours de tournage) dont vous n'étiez pas sûr ou bien que vous n'aimiez pas, et qui se sont avérées mieux que vous ne vous y attendiez ? Qu'est-ce qui leur donne naissance et fait que ça marche ?

Jérémy : Oui, ça arrive souvent ! Vous vous dites, et bien ceci ne va pas marcher. Celle que je trouvais la plus ridicule mais qui a marché est la mort d'Aredian (Charles Dance) dans The Witchfinder dans la saison deux [NdT : Le Chasseur de Sorcières en VF]. Dans celui-ci, si vous vous souvenez, Merlin fait rougeoyer le pommeau de son épée, il trébuche vers l'arrière, bute sur un coffre et tombe par la fenêtre. J'ai eu une longue conversation avec Julian Murphy et je lui ai dit :'C'est ridicule, ça ne va jamais marcher.' Et il m'a répondu : 'Fais-moi confiance, ça va marcher, ça va marcher.' Et je pense que ce qui a fait que ça a marché, c'est Charles Dance. Il avait plein de bonnes idées, comme 'Je peux faire ça, je peux trébucher ainsi.' Et c'est souvent le cas – les grands acteurs vont résoudre le problème pour vous. C'est vraiment pour moi un bon exemple d'une fois où je me suis creusé la tête pendant des heures et qu'ensuite tout était résolu en une seule journée.

Julie : Les acteurs connaissent bien leurs personnages et (bien évidemment !) les incarnent tout au long de la saison alors que les réalisateurs peuvent travailler parfois que sur quelques épisodes. A quel point les acteurs ont-ils leur mot à dire dans le choix des réalisateurs ?

Jérémy : Je suis plus que ravi – le processus est qu'ils font leurs jobs, je fais mon job, nous nous rencontrons sur le plateau et nous discutons de la façon dont une scène devrait être jouée, de quoi il s'agit, quelle est cette scène et quels sont les personnages qu'on veut dans cette scène. Mais s'il ont une idée différente de la mienne, je vais l'écouter, et si leur idée est meilleure et que ça a du sens alors nous la retiendrons ! Ainsi, c'est une collaboration. Et je pense que nous recherchons tous les meilleures idées ou le meilleur matériel à utiliser. Parfois nous ne sommes pas d'accord, mais c'est très très occasionnel. Et c'est alors une question de preuve, si quelqu'un a une idée solide qu'il veut me vendre, alors il doit la soutenir avec des preuves provenant du script. Généralement c'est super, et je suis ravi de la contribution des acteurs.

Julie : Si vous ne vous mettez pas d'accord, est-ce que quelquefois vous tournez les deux et décidez ensuite de laquelle vous retiendriez ?

Jérémy : Potentiellement ! Il ne s'agit pas vraiment de désaccord, il n'y a jamais confrontation, nous nous connaissons très bien les uns les autres et nous avons beaucoup trop de respect mutuel pour ça.

Julie : Colin reçoit de nombreuses éloges pour ses talents d'acteur, à juste titre, mais j'ai toujours pensé que Bradley était aussi incroyablement bon (et peut-être bien aussi bon, mais les différences sont plus sur le style que sur le fond). En fait, après l'avoir regardé travailler pendant trois an et demi maintenant, je n'en doute pas. Comment est-ce de travailler avec Bradley ? Comment voyez-vous son avenir professionnel ?

Jérémy : Je suis totalement d'accord, je pense que Bradley a développé une gamme impressionnante de compétences, et sur le plan physique c'est super, c'est un épéiste extraordinaire. Il a vraiment compris le fil conducteur nécessaire pour devenir un grand homme. Et donc, il joue magnifiquement la relation entre Arthur et Guenièvre. Je pense qu'il pourrait faire vraiment beaucoup de choses aujourd'hui, et le seul problème que j'entrevois est comment surmonter le fait qu'il est incroyablement laid. Et vous pouvez me citer pour ceci. Je pense que c'est le principal obstacle, c'est un grand acteur, il sait se battre et tout, mais il n'est tout simplement pas agréable à regarder.

Julie : LOL ! Oui, pauvre garçon...


Julie : Vous semblez avoir une excellente relation de travail avec Dale, et vous l'avez même emmené avec vous quand vous avez travaillé sur votre premier épisode de Dr Who. Est-ce simplement parce que vous vous entendez bien ou bien admirez-vous particulièrement ses compétences ou encore partagez-vous sa vision créative ?

Jérémy : Oui, nous avons fait de nombreux épisodes ensemble maintenant, et Dale est non seulement un formidable Chef de Département, mais c'est aussi quelqu'un avec qui c'est génial de travailler, il a un cerveau de la taille d'une planète, il est extrêmement intelligent. C'est un super collaborateur.
Le truc avec Dale, c'est qu'il va faire en sorte de répondre à une émotion que vous voulez que le public ressente. Et donc, quand nous discutons d'une scène, je lui dis comment je voudrais que le public la perçoive et avec une remarque aussi générale que ça, il va mettre au point des plans qui vont véhiculer cette émotion. Je pense que c'est la meilleure façon de le décrire. Il est bien évidemment brillant techniquement parlant mais c'est ce que j'aime chez lui, en résumé. Il va transcrire une émotion que vous voulez faire ressentir au public à travers des images et un éclairage.

J'ai travaillé avec lui lors de la dernière saison [quatre], mais à la fin, nous l'avons libéré pour le laisser aller travailler sur Silk. L'ironie, c'est que je vais pouvoir travailler encore avec lui [sur Silk] dans quelques semaines, et c'est super.

Julie : C'est super. Tant que vous revenez !

Jérémy : Je serais très surpris que nous ne participions pas à la saison cinq. Mais on ne sait jamais !
Et bien sûr, nous nous entendons bien. J'admire ses compétences. Nous partageons des points de référence similaires et nous aimons les mêmes films. Nous sommes délicieusement geeky parfois !

Julie : Est-ce que Johnny et Julian vous parlent de la direction de la série – ou tout au moins quelle image emblématique ils envisagent pour terminer la cinquième saison – pour vous aider à l'anticiper ?

Jérémy : Non, je n'ai aucune idée de ce qu'ils pensent, donc je ne peux pas me baser dessus.

Julie : C'est intéressant. Donc, ils doivent eux-même garder un œil là-dessus, pour s'assurer que les choses se mettent en place correctement.

Jérémy : Oui, bien sûr ils le font. Mais ils ne nous le disent pas, je n'ai aucune idée de ce que sont leurs plans.

Julie : Je dois dire qu'ils continuent de me surprendre. A chaque fois que je suppose qu'ils vont faire quelque chose, ils me stupéfient.

Jérémy : Et c'est là leur force.

Julie : Pensez-vous qu'Arthur réagirait mal si les pouvoirs de Merlin étaient révélés ? Si oui pourquoi, si non pourquoi ?

Jérémy : Il y a tellement de possibilités, n'est-ce pas ?

Julie : Oui, et encore une fois, je n'ai aucune idée de ce qu'ils nous réservent.

Jérémy : Moi non plus. C'est la scène que nous sommes tous impatients de voir et c'est un point central dans la structure de la série. C'est un truc qui vous rivera à votre siège. Mais qui sait de quelle façon ça se produira ?

Julie : Que feriez-vous ?

Jérémy : Je ne sais pas. Nous allons devoir attendre et voir.

Julie : Si on vous demandait de réaliser un film de Merlin après la cinquième saison, accepteriez-vous ? Qui serait le scénariste idéal pour travailler avec vous là-dessus ?

Jérémy : J'en sais très peu sur ce projet – j'en sais autant que vous ! - mais bien entendu n'importe quel réalisateur adorerait avoir l'opportunité de faire un film. Bien sur, je sauterais sur l'occasion !
En terme de scénariste, tout dépendrait de l'histoire. Tous nos scénaristes sont bons, mais ils ont des points forts différents. L'histoire dicterait quel scénariste serait le plus approprié.

Julie : Comment êtes-vous devenu réalisateur ? Était-ce quelque chose que vous avez toujours voulu faire ou bien êtes-vous tombé dedans ?

Jérémy : Mes grands-parents étaient des cinéastes amateurs vraiment passionnés. Ils tournaient des films en Super 8 au cours de leurs voyages – pas seulement des rushes, ils les montaient avec de la musique et quelquefois avec de petites voitures animées sur des cartes pour montrer le trajet qu'ils avaient fait. Ils sont allés partout dans le monde en faisant ces films pour ensuite les montrer dans différents clubs et ce genre de choses. C'était une véritable passion et un réel centre d'intérêt qu'ils partageaient, faire des films. En plus de ça, mon père était un passionné de grands films.

J'ai donc commencé à faire des films à l'âge de 13 ans, empruntant leur caméra Super 8, et commençant à faire de petits films d'horreur et de science-fiction. Travailler en Super 8 était tellement frustrant, elle se coinçait toujours et je ne pouvais pas faire beaucoup de modification, la technologie n'était pas vraiment adaptée à ce toutes les sortes de choses que je voulais faire.

Et ensuite j'ai bifurqué. Après avoir quitté l'école, je pensais que je voulais devenir acteur, j'ai donc postulé dans des écoles d'art dramatique mais je n'ai pas obtenu de place. J'ai donc bifurqué encore un peu et j'ai décidé de revenir à ce que j'aimais au départ, faire des films. J'ai commencé à travailler en tant que coursier dans une société de production pendant deux ans, je me suis fait des contacts. Ensuite, j'ai écrit un petit script et je l'ai produit en tant que court-métrage et les personnes que j'avais rencontrées m'ont aidé à le faire. J'ai reçu un peu d'argent de différentes sources, mon grand-père était l'une d'entre elles. Nous avons fait le film et il s'est avéré plutôt bien – j'ai postulé au NFTS [National Film and Television School] avec lui, et j'ai réussi à obtenir une place d'administrateur. Ce qui était une grande surprise, en fait, parce qu'il y avait une véritable compétition pour l'obtenir, et historiquement ça a permis des choses aux gens.

J'ai donc passé trois ans à la NFTS. Diplômé et ayant obtenu de l'argent grâce à mon film de fin d'études. Environ un an après, j'ai obtenu mon premier job de réalisateur pour la BBC. J'ai fait un certain nombre de choses pendant ces années, mais bien évidemment, Merlin a été une part énorme de travail intéressant et excitant au cours de ces quatre dernières années. Et j'ai vraiment eu beaucoup, beaucoup de chance d'y participer.

Julie : Les court-métrages que vous mentionnez sont-ils accessibles au public ? En ligne ?

Jérémy : J'en doute. Ils sont probablement dans les archives de la NFTS, et je dois avoir des boites de films qui traînent quelque part.

Julie : Qui est le réalisateur que vous admirez le plus et pourquoi ?

Jérémy : Il n'y en a pas un que j'admire plus que les autres. Je vais vous raconter ce que je veux dire à ce sujet : la période du cinéma que je trouve particulièrement source d'inspiration, ce sont les années 70 à 80 en Californie, et le fait que ces gars étaient tous là en même temps, comme Spielberg et Lucas, Brian De Palma, Peter Bogdanovich, Terrence Malick, Martin Scorcese, Francis Ford Coppola, John Carpenter. Je trouve que ce groupe est particulièrement une source d'inspiration, la variété des films qu'ils ont faits, depuis The French Connection jusqu'à The Exorcist et The Godfather, et ensuite la science-fiction, l'horreur et le divertissement. Je suis toujours emballé quand je les regarde, que ce soit Jaws ou The Conversation ou encore The Sugarland Express.

Julie : Quels sont vos centres d'intérêts ? Que faites-vous pour le plaisir ?

Jérémy : Mon plus grand plaisir est d'être avec mes femmes – mon épouse et mes deux filles.

Julie : Où pouvons-nous espérer vous voir au cours des prochains mois ?

Jérémy : Mardi [28 novembre] je commence à travailler sur le final de Silk, écrit par Peter Moffat, que tourne Dale. Alice réalise un autre bloc. Je vais tourner tout au long du mois de janvier et je vais ensuite être en post-production avec ça jusque fin mars début avril – et ensuite, nous verrons !

Je trouverais étrange de ne pas participer à la saison cinq [de Merlin]. Et j'aimerais aussi faire davantage de Dr Who en fait. J'aime vraiment ça.

Julie : Je suis sûre que vous et Dale – vos côtés geek – devez être ravis d'en faire partie.

Jérémy : Oui, nous le sommes. C'était plutôt cool la première fois que nous sommes allés dans la Tardis, c'était génial. Mais en fait, c'était assez difficile. Tourner sur un bateau pirate – essayer d'obtenir tout le matériel nécessaire, sans compter trois tournages de nuit, c'était un travail difficile, et la séquence de la tempête était assez exténuante. Si ça n'avait pas été pour Matt [Smith], Karen [Gillan] et Arthur [Darvill] qui sont de telles stars, et pour plonger dans le fun de la séquence de tempête – et bien sûr pour Hugh Bonneville aussi – nous n'aurions jamais obtenu ça. Ils ont dit, 'Allons-y', ils l'ont fait et ils étaient géniaux.
Je me sens très chanceux d'avoir pris part à ces deux séries cette année.

Julie : Merci beaucoup pour votre temps Jérémy, j'apprécie vraiment.

Jérémy : Pas de problème. J'espère que vous aimerez les deux épisodes ! Les scripts du dernier bloc sont souvent plus simples, sans beaucoup d'effets spéciaux, car il est difficile de les terminer dans les temps. Et donc, c'était vraiment bien cette fois-ci de faire des épisodes basés sur les personnages, sans grandes scènes d'action. J'en suis très satisfait.

Julie : Je suis sure que je vais les aimer, et maintenant vous me donnez encore plus envie de les voir !

Jérémy : C'est super. Merci pour m'avoir donné l'occasion de répondre à cette interview.

Julie : Merci à vous, Jérémy.

Jérémy : Bonne continuation.

 

> Lire l'article original (en anglais)

Traduction : Locksley pour Merlin-Hypnoweb

Ecrit par Locksley 

Jérémy Webb

2018 Legion - Chapter 16
2018 Runaways - Doomsday

2017 The Punisher - The Judas Goat
2017 Fear the Walking Dead - The Unveiling
2017 The Son - Marriage Bond, The Buffalo Hunter
2017 Colony - Episodes 2.9, 3.5

2016 Elementary - Pick Your Poison, Ain't Nothing Like the Real Thing
2016 Hell on Wheels: L'Enfer de l'Ouest - Railroad Men
2016 Mercy Street - The Diabolical Plot, The Dead Room, The Belle Alliance

2014-2017 TURN - Washington's Spies/Nightmare/Blade on the Feather/Benediction/Gunpowder, Treason and Plot/Houses Divided /Challenge

2014-2016 Masters of Sex – Inventory/Through a Glass, Darkly /Parliament of Owls /Story of My Life / Giants

2015 The Red Road - A Cure, Intruders

2014 Madam Secretary - The Operative

2013 Atlantis- Touched by the Gods: Part One, Touched by the Gods: Part One Two
2013 Ambassadors - The Tazbek Spring, The Prince's Trousers, The Rabbit Never Escapes

2012 Downton Abbey - Episode #3.5, 3.6
2012 Silk - Episode #2.5, 2.6

2008-2011 Merlin (15 episodes)

- The Hunter's Heart (2011)

- A Herald of the New Age (2011)

- The Coming of Arthur: Part Two (2010)

- The Coming of Arthur: Part One (2010)

- Goblin's Gold (2010)

- The Tears of Uther Pendragon: Part Two (2010)

- The Tears of Uther Pendragon (2010)

- The Last Dragonlord (2009)

- The Fires of Idirsholas (2009)

- The Witchfinder (2009)

- The Nightmare Begins (2009)

- The Once and Future Queen (2009)

- Excalibur (2008)

- The Beginning of the End (2008)

- The Gates of Avalon (2008)

2008 Moving Wallpaper – Episodes 1.10, 1.11, 1.12

2007 True Dare Kiss - Episodes 1.1, 1.2, 1.3

2006 What We Did on Our Holiday (téléfilm)
2006 Life Begins - Episode #3.1, 3.2, 3.3

2005 All About George – Episodes 1.4, 1.5, 1.6
2005 No Angels – Episodes 2.4, 2.5, 2.6

2002-2004 Casualty - The Ties That Bind Us: Part 1, World Gone Wrong: Part 1, Finding Faith, Black Dog Day, Fool for Love, It's a Boy Thing, Code Red, Dominoes, Blowing the Whistle

2003 Ultimate Force - The List, Mad Dogs

2000 Grange Hill - Episode #23.09, 23.10, 23.11, 23.12

1997 Lloyds Bank Channel 4 Film Challenge - Family Ties

Ecrit par choup37 

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